Je vous ai déjà parlé plusieurs fois des "actos civicos" et des "honores a la bandera" sur ce blog. Je vous présente donc maintenant un petit montage (pour que ça ne soit pas trop long parce qu'en temps réel ça dure à peu près 1/4 d'heure) d'une telle cérémonie, un lundi matin dans l'école de mes Schtroumpfs.






L'année dernière, au début du mois de juin, j'ai reçu un matin un coup de fil de l'école me convoquant le lendemain à une réunion concernant ma fille , sans plus de précisions.

A la sortie j'ai récupéré  une C. totalement excitée qui hurlait :
"j'ai été sélectionnée pour l'escolta, j'ai été sélectionnée pour l'escolta". (L'escolta ce sont les 6 filles que vous voyez sur la vidéo qui "escortent" (d'où le nom) le drapeau).

J'ai été un peu (!) étonnée de son enthousiasme parce que moi (et nos familles en général) la musique qui marche au pas ce n'est pas franchement mon truc....mais je me suis contentée de lui poser quelques questions qui me semblaient essentielles:

-ils sont au courant que tu n'es pas mexicaine? Est-ce que le fait d'être étrangère ne peut pas t'empêcher de participer?
La réponse a été que oui l'école était parfaitement au courant de sa nationalité et qu'ils avaient vérifié les textes officiels qui ne précisaient rien.
Et surtout je lui ai demandé si elle avait vraiment envie de s'engager pour un an. Elle m'a alors répondu que oui que c'était un honneur d'avoir été choisie (elle a bien insisté sur le fait que seules les meilleures à la conduite irréprochable étaient sélectionnées),  que c'était une expérience unique qu'elle n'aurait sûrement jamais l'occasion de renouveler et qu'en plus il ne devait pas y avoir beaucoup de petites françaises qui faisaient partie d'escoltas...

Le problème de sa motivation étant réglé j'ai quand même pris le temps, avant d'aller à la réunion, de m'informer auprès de mon amie américaine, dont il me semblait bien que les filles avaient, elles aussi, fait partie de l'escolta de leur école, des règles en vigueur. Selon elle, les étrangers pouvaient participer mais pas comme porte-drapeaux.

Je me suis donc rendue à cette réunion avec 8 autres mamans (le prof d'escolta avait décidé de prendre 3 suppléantes cette année). On nous a bien expliqué tout ce que ça impliquait (uniforme encore plus uniformisé -jusqu'au nœud dans les cheveux, hauteur de l'ourlet de la jupe, chaussures etc. -, une heure d'entraînement hebdomadaire et pour les 10 jours à venir avant la passation de pouvoir entraînement quotidien). On m'a demandé si je ne voyais aucun conflit avec le respect à mon propre drapeau (euh non, vraiment pas) et "voilà",  C. faisait partie pour toute son année de « sexto » de l’escolta de son école. Du coup j'ai assisté à un peu plus de ces cérémonies matinales, histoire de l'encourager et de garder quelques souvenirs.

Je pensais honnêtement qu’elle se lasserait, surtout qu'elle a commencé comme remplaçante. Et bien non...Ca lui plait vraiment de marcher au pas. Elle n'a pratiquement  jamais râlé pour les entrainements, a participé (comme suppléante encore..) à une compétition et un an après et à quelques jours de passer le flambeau à la nouvelle escolta (3 filles et 3 garçons cette fois-ci pour changer un peu)  elle est toujours aussi motivée et espère faire partie de l'escolta de secundaria...