Cette année les parents aussi sont mis à l'épreuve! Le Secrétariat d'Education Publique a décidé qu'il
voulait davantage d’informations statistiques sur les familles et les élèves et
qu'il était important de savoir qui (et où ) obtenait de bons résultats.
Donc nous avons
reçu un joli questionnaire de 102 questions à remplir.
Evidemment j'ai bien un
peu ironisé en lisant les explications jointes en me disant que il n'y avait
pas besoin de gâcher des mille et des cents pour ce genre d'enquête et que c'était
plus qu'évident que les meilleurs résultats sont, de manière générale, obtenus
par les écoles privées dans les quartiers chics des grandes villes. Mais
ensuite je suis arrivée à la conclusion que peut-être la SEP [es] voulait des résultats un
rien plus précis ;-) et puis surtout que peut-être, peut-être, si les résultats
montraient, comme on peut s'y attendre, une très forte inégalité entre écoles privées
et école publique (et dans le public entre ville et campagne) qu'enfin un
gouvernement se déciderait à s'attaquer au problème de fond qu'est l’éducation en
y injectant, par exemple, quelques milliards de pesos...
Les premières
questions faciles, les doigts dans le nez: âge de la mère, du père, niveaux d'éducation.
Pour une fois que les étrangers sont pris en compte...Après discussion
familiale (en français) j'ai finalement coché la réponse e)...On aurait préféré "Alguna lengua extranjera y español" mais bon.
J'ai continué la fleur au crayon jusqu'à ce que je tombe sur une série de
questions qui m'ont un peu refroidie
Déjà celle-là,
puis celle-ci (10 pesos valent approximativement un Dollar US et on parle bien des revenus mensuels totaux!),
et pour finir celle qui m'a totalement achevée…
(Et je ne parle
même pas de celle qui demandait le nombre d’enfants, le dernier choix possible étant
10 ou plus…)
Et oui, sors de ta bulle E., il ne faudrait pas oublier que tu vis dans un pays
où environ 15 millions de personnes (pas loin de 15% de la population totale)
vivent en dessous du seuil de pauvreté alimentaire (moins de 2 Dollars par
jour) et ou près d'une sur deux est en situation de précarité…Méme si la situation s'est énormément améliorée depuis une quinzaine d'années, le Mexique reste vraiment un pays inégalitaire.





