Dans la série "petits métiers en voie de disparition dans les pays développés", après le rempailleur je vous présente le cireur...
Celui-là a bien choisi son emplacement: dans une station automatique de lavage
de voiture. Et donc pendant qu'une armée de laveurs s'affairent autours des
voitures pour les sécher et les lustrer, les clients se succèdent sur sa chaise
haute. Je me demande tout de même s'il n'a pas une commission à reverser à la
station parce qu’un si bon "spot", ça vaut de l'or...
Je n'avais jamais assisté "en direct live" à un cirage de pompes du début à la
fin: c'est assez long comme processus, pas loin de 15 minutes et bien 10
opérations différentes. Tout d'abord les chaussures sont lavées avec une petite
éponge et une solution savonneuse. Puis elles sont séchées. Ensuite une première
crème incolore est appliquée au pinceau puis lustrée.
On passe ensuite au
cirage étalé à la brosse. Au moins trois couches et entre chaque couche un
polissage en règle. Et pour finir une nouvelle application de crème incolore et
un dernier coup de chiffon pour que ca brille bien!
Les prix ne sont pas
affichés mais je dirais que tout ça doit couter dans les 25 pesos (un peu plus
de 2 $ US)
Je rêve moi aussi d'aller m'assoir sur cette chaise haute et d'en repartir
avec des godasses propres comme des sous neufs mais je crois que je briserais là un tabou
social: je n'ai jamais vu au Mexique une seule femme en train de se faire cirer
les pompes. Je n'ai jamais osé demander mais j'ai vraiment l'impression que ça ne
se fait pas, allez savoir pourquoi!




