C.est en quinto
(fifth grade et je ne sais pas trop si en France ça serait CM2 ou 6ème). Et ici
en quinto on commence l'éducation sexuelle...
L'autre jour, à la sortie de l'école elle m'informe qu'elle doit passer à la
papeterie pour acheter au moins 5 barres de pâte à modeler pour un projet. Je
demande des précisions et j'apprends donc que c'est pour un projet de sciences.
Comme je suis très curieuse, je veux en savoir plus.
C: On doit faire un modèle de l'appareil reproducteur féminin et masculin
en pâte à modeler.
Moi (incrédule): Euh...en 3 dimensions????
C.: Mais non, sur un carton...
Moi (soulagée): Ah oui bien sûr...
Je me demande vraiment OU j'avais la tête à ce moment là...Le pire ce que je
suis la seule à avoir cru, pendant un instant, que ça pouvait être en
trois dimensions. Et quand j'ai raconté ça à d'autres mamans de la classe de
C., elles m'ont regardée bizarrement. Je dois avoir une de ces réputations
maintenant...Je suis sûre qu'elles s'imaginent que je passe mes journées à
faire des b*ites en pâte à modeler!
Quoi qu'il en soit C. (avec mon aide) a tout dessiné bien comme il
faut, étalé la pâte à modeler sur les dessins (il faudrait quand même qu'on
m'explique pourquoi on ne peut pas utiliser des feutres: le résultat serait
tout aussi coloré et le processus nettement moins salissant...) et appris la
leçon. Parce qu' il y avait, quelques jours plus tard,
présentation orale devant toute la classe. Avec tirage au sort pour chaque
élève du sexe dont il devait parler (C. est tombé sur le sexe masculin) et
points en moins pour celui qui oserait employer un terme non médical ou qui
rigolerait.
Ils ont du être à l'aise, ces pauvres préados...
Quant à moi, d'entendre ma fille parler, le plus sérieusement du monde, de testicules, de pénis et d'érection, ça m'a foutu un sacré coup de vieux...
Il est très très énervé mon mari sur ce coup-là...
Finalement, avant
l’apparition du multimédia et du son numérique, tout était simple : on
achetait son vinyle (19 Francs pour un 45T, 60 et des brouettes pour un 33T),
on l’écoutait sur sa platine et on faisait quelques copies sur une K7 pour l’autoradio,
le baladeur, on le prêtait à ses potes qui eux même faisaient quelques copies, etc.
Maintenant les
choses se sont sacrément compliquées.Disons
que l’on décide d’acheter un i*pod. Je ne comprends toujours pas cet engouement
pour cette petite boite de plastique et son écran très moyen (les possesseurs
d’i*pod n’ont jamais dû voir d’écran Arch*os ou P*S*P…) mais bon, c’est le
baladeur multimédia le plus vendu, qu’importe l’ivresse pourvu qu’on ait le
flacon ;-) (et dans flacon, y a con).
Honnête que je
suis je vais sur l’e*store d’Ap*ple et achète de la musique, je l’écoute sur
mon i*pod, je suis content. Je pousse même le vice jusqu’à acheter des séries
télés et films que je regarde soit sur mon ordinateur soit sur mon i*pod, du
« pur bonheur ».
Mais c'est justement parce que je suis honnête (et inconscient...), et que j'ai acheté avec mes roros ou $ à
partir de l’e*store d’Ap*ple que mes problèmes vont commencer.
Déjà, impossible
de copier mes achats sur plus de 5 ordinateurs. 1 à la maison, 1 au boulot,
famille nombreuse s’abstenir. Ensuite, au
moment où je vais vouloir copier mes achats sur un autre baladeur numérique, de
préférence pas un pod (je ne suis pas marié à Steve Jobs après tout), mes
problèmes vont vraiment commencer. Le format audio
numérique utilisé par Ap*ple est l’AAC car en théorie, pour un niveau de
compression égal, la qualité est supérieure à celui d’un MP3. Ca c’est le
discours officiel, en pratique pour un baladeur et les conditions d’écoute qui
vont avec (les casques de mauvaise qualité vendus avec l’i*pod, le bruit
ambiant…) une compression mp3 à 128kbps est largement suffisante et là on
s’aperçoit que le fichier mp3 tient moins de place que le fichier aac… En plus la
plupart des autres baladeurs numériques ne reconnaît pas le format propriétaire
d’Ap*ple. Et comment on fait alors? Deux solutions : on peut télécharger
sur le net un utilitaire qui va convertir un fichier aac en mp3 ou on réalise
cette conversion tout simplement à partir de l’i*tunes. Ah bon, c’est si
facile? Pourquoi je me plains alors ? Je ne me serais pas plaint si je
n’avais pas rencontré le deuxième problème: quand on est honnête et qu’on
achète sur l’e*store d’Ap*ple, on downloade des fichiers non seulement au
format aac mais en plus au format aac protégé. Et quand ils sont protégés,
impossible de les convertir dans un autre format. On
commence donc à surfer sur des sites un peu chelous et on finit par trouver un
logiciel (JHy*mn) qui est censé faire sauter les DRM (Digital Right Management)
d’Ap*ple. Le seul problème est que ça ne marche pas quand on a réalisé ses
achats avec l’i*tunes version 6 ou supérieure. Et comme on a suivi les conseils
d’Ap*ple et upgradé consciencieusement sa version, on reste prisonnier de Steve
Jobs et de ses solutions multimédias. Il reste toujours la possibilité de
graver des galettes au format CD audio et de les réimporter sur le PC en ripant
le CD, c’est super pratique, merci Ap*ple. Sans compter que pour les vidéos
achetées sur l’e*store d’Ap*ple, je ne sais toujours pas comment faire.
Du coup,
puisqu’on m’a poussé à bout, mon penchant délinquant revient au galop : ce
ne sera plus l’e*store mais la mule… Là je downloade au format MP3 et mepg-4
non protégé et en plus… c’est gratuit! Le premier film comique n’était-il pas
l’arroseur arrosé?
(Tant que nous sommes au Mexique, je suis certaine qu'il y a une autre solution qui laisse moins de "traces" informatiques: je pense bien sûr aux marchés du dimanche matin où on trouve tout et son contraire dans tous les formats possibles et inimaginables et à des prix défiants toute concurrence...)
J'aime bien les
beignets, bugnes, doughnuts et churros en tous genres. Mais comme c'est plutôt calorique
comme pâtisserie, j'en fais rarement. Une fois tous les deux ou trois ans en
moyenne. Vous êtes chanceux, la dernière fois c'était la semaine dernière! Et
ils étaient particulièrement réussis…dans leur style!
Je vous donne donc la recette (en plus c'est
de saison) que je tiens de ma mère qui l'a "piquée" à une de ses
amies. (Parenthèse familiale: G., l'excuse "j'ai perdu la
recette" n'est pas valable cette fois-ci ;-) )
Ingrédients
(les quantités sont assez astronomiques: j'ai utilisé seulement les 3/4 et ça
m'a donné énormément de beignets. Mais c'est vous qui voyez)
500 g de farine
4 œufs
100 g de sucre en poudre
1 sachet de levure chimique
1 sachet de sucre vanillé
1 pincée de sel
100 g de beurre
10 cl de crème
1 cuiller à soupe de rhum (facultatif)
zeste de citron
huile de friture
sucre glace
Travailler les œufs avec le sucre, le sel et le sucre vanillé jusqu'à ce que le
mélange blanchisse. Ajouter la crème et mélanger bien. Verser la farine en 3 ou
4 fois en remuant bien. Ajouter le rhum, le zest de citron et levure. Pétrir à
la main. Ajouter alors le beurre fondu tiède et pétrir à nouveau. Il faut
obtenir une pâte consistante mais souple. Laisser lever une heure dans un
endroit tiède. Etaler la pate (rajouter éventuellement un tout petit peu de
farine si elle est trop molle) et la découper. Faire frire par petites quantités
dans de l'huile bien chaude jusqu'à ce que les beignets soient dorés. Les
égoutter, les déposer sur du papier absorbant et les saupoudrer de sucre glace.
Au départ j'avais découpé des bandes mais ces beignets gonflent tellement
qu'après cuisson j'avais des monstres! J'ai donc rectifié le tir et décidé
d'utiliser un emporte-pièce rond d'environ 3 cm de diamètre. Ca m'a donné des
boules...genre pets-de nonnes. Mais qu'est-ce que c'est bon trempé dans un café
au lait!
Autant vous dire que depuis hier à
Aguascalientes on ne parle que de ça...
Ca, pour les non-hispanophones /fainéants c'est une fusillade qui a laissé 4 policiers sur le carreau.
Un petit résumé: hier en fin de matinée un gros SUV a eu un accident de la
circulation. Les secours arrivent, emmènent le conducteur à l'hôpital. La police
de la route est alertée mais un autre SUV arrive avant elle sur les lieux de
l'accident. 2 individus en descendent et commencent à vider le coffre du
premier SUV: les témoins sont un peu étonnés car on dirait des armes. Les types
ne s'attardent pas et repartent dans leur SUV mais, la police arrivant et les
témoins ayant parlé, ils sont appréhendés et commencent à être interrogés sur
place. Par ailleurs les flics ont vu que dans le 4*4 accidenté il restait des
armes lourdes, des uniformes de police. Prudents, ils demandent des
renforts.qui arrivent malheureusement en même temps que 2 autres voitures
remplies d'hommes (9 au total) armés jusqu'aux dents venus "libérer"
les passagers du deuxième SUV en ouvrant le feu sur tous les policiers
présents: 3 sont morts sur le coup, 1 autre à l'hôpital. Tous les badauds se
sont réfugiés dans les locaux de l'université toute proche. D'autres renforts
sont arrivés et apparemment ne faisaient pas trop le poids non plus puisqu'il y
a eu encore 5 blessés. 3 malfaiteurs sont arrêtés, les autres prennent la
fuite. L'armée est appelée à la rescousse pour sécuriser l'université et
s'assurer qu'aucun des malfaiteurs n'y a trouvé refuge. Toutes les sorties de la ville sont fermées.
Un peu plus tard une des voitures est localisée, ses occupants arrêtés et la
maison où ils se planquaient fouillée. On y trouve des armes, des munitions,
des uniformes, des bombes de gaz lacrimogène et de l'argent. La panoplie complète du gros criminel!
L'autre voiture est prise en chasse mais ses occupants tirent sur leurs
poursuivants (à proximité d’une autre université). Bref, après une poursuite
digne des meilleurs pires films américains les types sont également arrêtés.
2 réussissent à prendre la fuite.
Il parait que le Gouverneur de l'Etat a demandé au Procureur Général de la République
que tous les détenus (10) soient transférés à Mexico parce qu'ici on n'est pas équipé
pour leur détention! Et surtout on craint un maximum les représailles. Parce
qu'apparemment il s’agit bien de crime organisé (on ne sait pas trop si leur
spécialité est le trafic de drogues, d'armes ou les enlèvements).
Bien évidemment il y a eu hier conférence de presse au plus haut niveau. Conclusion:
ne pas s'affoler, ici ça ne se passe pas tous les jours (sous-entendu on n'est
pas à Laredo ou Acapulco ou chez les affreux du DF ou de Guadalajara…) mais il
faudrait peut-être un peu d'aide du gouvernement. En effet Calderon a décidé
d'intensifier la lutte contre les narcotrafiquants dans les Etats les plus
concernés (Jalisco, Michoacán, Chihuahua...) et bien sûr, ils vont aller là où
c'est plus calme, c'est à dire chez les super-bouseux d'Aguascalientes qui ne
sont pas trop au top de la lutte anti-criminalité.
Tout ça arrive à point nommé pour détourner l'attention du public du scandale
de la viande de bœuf: 250 personnes empoisonnées car un éleveur engraissait
son bétail au Clembuterol un anabolisant apparemment plutôt toxique. Il
fournissait pratiquement toutes les boucheries de l'Etat et certaines de l'Etat
limitrophe de Zacatecas....Du coup la députée fédérale veut qu'un projet de loi
bloqué l'année dernière par le Sénat (on se demande bien pourquoi...) soit
enfin voté pour que l'usage de cet anabolisant soit désormais puni par des
peines de prison.
La vente de viande de bœuf est en chute libre depuis 3 jours (officiellement il est recommandé de s'abstenir
d'en consommer), les
éleveurs râlent, les bouchers râlent, les consommateurs râlent aussi et ce
n’est pas demain la veille que nous allons remanger un hamburger...
Heureusement qu'à Aguascalientes il n'y a pas de pétrole: à tous les coups
c'est là qu'Al Qaida frapperait ;-)
Moi qui ne suis jamais les informations locales, voilà deux jours de suite que j'achète un quotidien...
L'autre soir les enfants voulaient regarder un DVD, une comédie américaine. Dock se charge de leur mettre et j'entends cette discussion qui m'a bien fait rire toute seule dans mon coin:
Dock: vous voulez le regarder en quelle langue? C.: en anglais! Dock: et toi E'? E': heu en français...ou en anglais (E' est très très dominé par sa soeur...) Dock: ah non il n'y a pas français, mais il y a espagnol. C.: non, pas en espagnol, les voix sont toujours affreuses. En anglais, c'est bon pour moi, et puis c'est bien pour E' aussi. Dock: alors ça sera anglais. C.: mets aussi les sous-titres en anglais. Dock: je préférerais que tu ne lises pas les sous-titres en anglais, ça t'obligera à faire un effort. C: ah regarde, Papa, il y a les sous-titres en Thai, t'as qu'à mettre ça, comme ça je ne les lirai pas... Dock: euh, si je ne mets pas de sous-titres, tu ne les liras pas non plus, hein...Bon, E' les sous-titres en espagnol, tu arrives à les lire? C: mais si tu ne veux pas que je lise les sous-titres en anglais, pourquoi tu veux les mettre en espagnol? Tu crois que je ne vais pas les lire? Dock: pour ton frère qui comprend quand même moins bien l'anglais que toi..Alors E'? E': moi je m'en fiche, de toute façon je ne regarde que les images...
On dirait
presqu’une telenovela mais cette histoire (digne de Pierre Bellemare ;-) ) est vraie et se passe au Mexique au
début du 21ème siècle…Je ne vais vous donner que les faits, pas mes impressions ou sentiments (contrairement à la première version que j'avais rédigée). Si ça vous intéresse, on pourra toujours en discuter dans les commentaires...
C’est l’histoire
de X., mon ancienne femme de ménage. X. a environ 35 ans. Son mari est parti
travailler (probablement illégalement) aux Etats-Unis. Il y ramassait des
tomates l’été et travaillait dans une scierie l’hiver. Il est parti il y a
maintenant plus de 7 ans. Au début il donnait de ses nouvelles fréquemment,
envoyait de l’argent à sa femme chaque mois. Il est même revenu une fois après
un an et demi, lui a fait un troisième enfant puis il est reparti.
Au bout de quelques mois silence radio : les mandats se font de plus en
plus rares et de plus en plus maigres pour cesser totalement.X. déprime, essaie de localiser son mari,
remue ciel et terre et finit par le trouver…ainsi que sa nouvelle "femme"… Crise
familiale : le mari ne veut pas rentrer, le beau-père essaie d’arrondir
les angles depuis son rancho du fin fond de l’Etat, le beau-frère célibataire (frère cadet du mari) qui est également parti travailler aux Etats-Unis prend la relève et commence à envoyer un peu d’argent. Le beau-père se met également à l'aider financièrement un peu. X. ne veut
plus entendre parler de son mari puis
change d’avis, souhaite absolument son retour, va même jusqu'à consulter une sorcière
pour le faire revenir. En même temps elle me parle de plus en plus de la gentillesse de son beau-frère, de sa générosité.
Fin du premier épisode :
à ce moment là je quitte le Mexique (non sans avoir trouvé à X. un travail de remplacement...)
1 an après je
reviens. J’ai, par diverses sources, des nouvelles de X. Le mari est finalement
revenu fin 2005, ils se sont disputés, il est reparti aux Etats-Unis ou dans le rancho de son père, là les versions divergent, et ne donne plus signe de
vie.
Septembre
2006 : j’apprends que X. a avorté
(de manière clandestine vu que l’avortement est illégal au Mexique), je ne sais
pas très bien quand. Le père c'est le beau-frère…celui
qui était si généreux. Généreux, certes, mais pas au point de payer pour
l’avortement : il a pris la fuite. X. s’est débrouillée pour "emprunter " l’argent nécessaire à l'avortement à quelques unes de ses employeuses, des
expat’japonaises. Sans leur donner, bien sûr, la vraie raison de cet emprunt.
Janvier
2007 : j’apprends que X. est de nouveau enceinte (toujours du beau-frère) et
que cette fois elle n'a pas pu avorter…Elle cache sa grossesse même à sa mère
(avec qui elle vit, son père ayant lui aussi refait sa vie de l’autre coté du
Rio Grande). Le beau-frère, lui, a prudemment mis les bouts: il paraitrait qu' il "se cache" aux Etats-Unis…
X. a la chance de travailler pour une Japonaise compatissante qui
l’a emmenée chez le médecin (le bébé est en pleine forme) et qui s’est plus ou
moins engagée à lui payer tous ses frais d’accouchement. Je précise toutefois que X bénéficie de la sécurité sociale locale (bien qu'elle ne cotise pas...) parce qu'elle s'est enrolée, ainsi que toute sa famille, dans un programme étatal pour familles à bas revenus qui garantit le paiement des frais de consultations, d'hospitalisations et des médicaments en échange de l'assistance une fois par mois à des réunions d'information sur des sujets relatifs à la santé (à mon avis, elle a du sécher le cours sur la contraception, mais je m'égare....) et de son engagement à faire suivre régulièrement sa famille par un médecin.
La Japonaise (qui doit retourner définitivement dans son pays en juillet) donne à X des cours de
cuisine japonaise pour que celle-ci puisse ensuite
trouver un emploi chez un Japonais célibataire comme employée de maison/cuisinière.
Le beau-père, le
ranchero, qui de l’aveu même de X. est violent, colérique et ne l’a jamais
aimée, n’est, pour l’instant, pas au courant. Le mari non plus.
X est maintenant enceinte de près de 5 mois. Elle continue de pleurer en répétant qu'elle ne veut pas de ce bébé mais n'a pris aucune décision quant à l'adoption.
La suite? Il est peu probable que ça se termine sur un "happy ending" mais je vous tiendrai au courant...
Ce qu'il y a de
bien au Mexique (enfin à Aguascalientes mais j'imagine qu'ailleurs ça doit être
pareil), c'est que les tarifs des esthéticiennes, coiffeuses etc. sont
vraiment très abordables. 200 pesos l'épilation jambes complètes et maillot ça
vaut le coup. C'est environ 3 fois moins cher qu'aux Etats-Unis. Donc je n'en
prive pas (oui, je sais j'ai une vie trop passionnante...)
Mon esthéticienne
est bavarde, très très bavarde. Ca ne me gêne pas vraiment car ça passe le
temps et ça fait oublier la douleur de l'arrachage du poil. Le problème c’est
que 3 fois sur 5 au bas mot elle me raconte des histoires abominables. Et je
pèse mes mots.
L'avant-dernière
fois j'ai eu droit au récit de l'accident de circulation d’une des ses clientes
qui a couté la vie au mari et au fils. Tous les détails: même la tête du père
qu'on a retrouvée sur les genoux du fils a l'arrière. Plus description des
messes (9, si j'ai bien suivi...) où tout le monde pleure.
La dernière fois
c'était l'histoire au moins aussi atroce de la fille de 10 ans d'une autre de
ses clientes qui s'est électrocutée avec la barrière à haute tension qui
entoure sa maison....Là aussi, j'ai eu droit a la totale dont je vous fais
grâce.
Je ressors de là
épilée mais aussi totalement déprimée.
Aujourd'hui, comme je n'étais pas vraiment dans l'humeur, pour couper court à tout fait-divers, je lui ai demandé des
nouvelles de son fils de 3 ans. Je pensais aborder un sujet sans risque...Mais
j’avais oublié qu’elle m’avait déjà, il y a quelques mois, parlé de ses
problèmes d’apprentissage de la propreté. Du coup elle a embrayé sur les couches
et le caca dans la culotte. C’est moins déprimant et au moins j’ai un vague
avis sur la question mais je crois que finalement j’aimais mieux les
conversations limitées au strict nécessaire que j’avais avec ma coiffeuse aux
Etats-Unis. Je pense qu’elle était aussi
bavarde mais en vietnamien uniquement….En anglais je comprenais très mal son
accent et elle très mal le mien. Parfois ça vaut mieux!
Toute la famille
a la crève: ça tousse, ça éternue, ça mouche (bien vert fluo...). Et hier je me
sentais tellement faible que si je n'avais pas été vaccinée, j'aurais cru que
j'avais la grippe.
La météo est aussi grise que notre moral et en plus ce week-end (prolongé,
lundi étant férié pour cause d'anniversaire de la Constitution) il faut
qu'on s'attaque à notre déclaration pour les impôts US...Beurk!
Bon, je vous laisse, histoire de ne pas vous contaminer...
PS: C'est quoi cette date à la noix? Dimanche 4 févruary?????? Ils sont tombés sur la tête chez Blogware!