En fait ma question est toute autre: ce verre, ni beau ni moche, ni plein ni vide mais pratique, je l'ai payé très exactement 3.80 Pesos à Wal*mart, soit 27 centimes d'Euro ou 34 cents.... Je sais bien que Wal*mart c'est le mal incarné ;-) mais comment ils font pour avoir des prix aussi bas? Surtout que ce n'est pas un verre "made in Mexico" ou "made in China", non. C'est un verre Arcopal "made in France". Donc si on retire les marges de Wal*mart, de l'importateur et le coût du transport il reste combien au fabricant? 8 centimes d'Euro, 5 centimes d'Euro?? Sur lesquels il lui faut payer ses matières premières, ses frais fixes, sa main-d'oeuvre (et les charges sociales qui vont avec...) etc, etc. J'espère pour lui que Monsieur Arcopal il a des produits plus rentables dans son catalogue! Tiens j'aimerais bien connaitre le prix des verres en France dans les grandes surfaces, juste pour voir...Parce que si vous les payez plus de 20 centimes vous vous faites gravement avoir
Le lendemain (de ce jour là) nous avons changé de moyen de transport et c'est à cheval (oui les 4, E' avait son bourricot perso tenu à la longe par le guide...) que nous sommes partis voir le volcan Paricutín.
C'est un volcan qui est apparu subitement le 20 février 1943 et qui a enseveli sous des coulées de laves deux villages.
Evidemment, avec la chance qui nous caractérise, nous avons eu un temps de merde. Au bout d'une heure de ballade il s'est mis à pleuvoir (fort) et comme en plus nous avions misé sur les mauvais chevaux, ceux qui n'étaient pas livrés avec ponchos de pluie, nous avons du piteusement rebrousser chemin. Donc pas de photos du volcan Paricutín. Nous sommes juste allés à San Juan Parangaricutiro, l'un des villages ensevelis.
J'ai peu de photos des paysages traversés d'abord parce qu'il pleuvait et celles que j'ai réussies à prendre entre les gouttes sont plutôt ratées: ben oui un cheval, même une vieille carne au pas, ça secoue...
Un verger de pêchers (?) en fleurs au mois de novembre à 2300 mètres d'altitudes moi ça m'étonnera toujours!
Nous sommes finalement arrivés au village et là, miracle une éclaircie! Nous avons garé nos chevaux et j'ai pu mitrailler tranquillement mais toujours sous une lumière affreuse...
C'est assez surprenant mais à vrai dire moins spectaculaire que ce à quoi je m'attendais.
La pause terminée nous sommes repartis et la pluie s'étant transformée en orage je ne vous raconte même pas comme j'ai eu peur; et ma carne qui refusait d'avancer autrement qu'à un train de sénateur asthmatique... (Bon c'est sûr faut la comprendre, au retour ça monte!).
En fin d'après-midi nous avons décidé d'aller nous mettre au vert dans le Parc National "Eduardo Ruiz" à Uruapan. C'est un parc en pleine ville ou presque qui a été créé, entre autre, pour protéger l'éco-système de la rivière Cupatitzio. C'est vraiment un endroit qui aurait plu à Sébastien puisqu'on y trouve (en plus des très nombreuses familles de la région qui viennent y passer le dimanche...) beaucoup de cascades naturelles...
ou artificielles...
et beaucoup d'écureuils.
On y voit aussi
l'empreinte du genou du Diable..
.
Dans les années 1530 les Indigènes du coin, apparemment
déjà catéchisés, étaient très effrayés par des phénomènes étranges et donc
forcément sataniques. Comme le Frère Juan de San Miguel passait par là ils lui
ont demandé de bien vouloir bénir ce lieu. Il était en train de l'asperger
d'eau bénite quand le Diable est apparu sur une pierre, un genou à terre en
demandant pardon. Puis il a disparu, laissant seulement l'empreinte de son
genou dans la pierre d'où l'eau s'est mise à jaillir...
Sur mon blog s'il y a beaucoup de photos de paysages on trouve en revanche très peu de portraits. Je ne sais pas pourquoi mais je fais comme un blocage: j'ai énormément de mal à photographier les inconnus. Ou alors à la sauvette mais ces photos (à part celle du clown) sont rarement réussies.
Mais le week-end dernier, dans le Michoacan j'ai décidé de faire un effort. Parce que c'est une région ou il y a beaucoup d'Indiens et que vraiment, photographiquement parlant, ils (enfin plutôt elles vu que j'ai majoritairement photographié des femmes) sont vraiment intéressants. Certaines de ces photos ont été prise à la volée, mais sans me cacher. Une seule fois une de mes "victimes" a visiblement refusé que je la photographie en se cachant le visage sous son châle.
<
En revanche pour celle-là j'ai carrément demandé la permission (ce qui d'ailleurs n'a pas été si facile vu que ces femmes parlaient à peine espagnol...).
Si je suis assez contente du résultat j'ai quand même un sentiment de malaise. Pourtant je sais bien que les habitants d'un pays font partie de sa richesse culturelle...
Et vous, vous en pensez-quoi? Vous faites comment?
PS: Ce n'est pas que je ne veuille pas écrire de billet sur la suite de notre escapade dans le Michoacan mais j'ai du mal à uploader toutes mes photos...Donc la suite bientôt mais je ne sais pas encore quand.
Quelques photos de notre week-end prolongé (grâce à l'anniversaire de la Révolution de 1910).
Nous avons commencé par un petit tour en bateau sur le lac de Patzcuaro (qui a la réputation d'être le plus beau du Mexique) pour aller voir l'île de Janitzio, célèbre pour les cérémonies qui s'y déroulent lors de la Fête des Morts. Evidemment c'est hyper-touristique...
J'ai eu un peu peur quand j'ai vu le nom de notre bateau...
...mais les icebergs étant plutôt rares sous ces latitudes il n'y a pas eu de problèmes!
Ces pêcheurs ne sont là que pour les touristes. Ils font une petite démonstration des méthodes traditionelles de pêche, avec le fameux filet-papillon (uiripu) et viennent ensuite quémander quelques pesos. Il faut dire que le lac est pollué et que les fameux "pesitos blancos" se font de plus en plus rares. Ceux-là devaient probablement être en provenance directe d'ailleurs...
L'ile en elle-même,
sans être particulièrement intéressante est pittoresque avec ses ruelles qui grimpent dur.
Mais pourquoi dans les années 30 a-t'on eu l'idée de construire cette énorme statue en béton de Morelos au sommet?
Franchement c'est hideux. Son unique avantage c'est le point de vue qu'elle offre depuis le sommet du bras...
Evidemment mon
quartier n'est pas aussi "riche en minorités" ( ou en écureuils) que le sien mais moi mon voisin d'en face c'est un joueur de
foot ;-)
Et je viens seulement de m'en rendre compte alors que ça fait bien trois
mois qu'il a emménagé. Nous avions bien une légère suspicion due notamment
à sa taille, à son allure et à ses cheveux mi-longs et surtout au fait qu'il ne possède
pratiquement qu'une seule tenue: short ou survêt du Necaxa avec le tee-shirt
assorti. Mais finalement tout cela ne prouvait rien, il aurait très bien
pu être un total aficionado...qui se la pétait un max.
Non ce qui m'a définitivement mis la puce à l'oreille c'est que cette semaine
il y a eu une foire aux livres dans l'école de mes enfants et comme cette foire
aux livres concernait les trois niveaux (maternelle, primaire et secondaire) il y
a accompagné ses jeunes enfants. Et tous les gamins se sont jetés sur lui
comme la vérole sur le bas-clergé breton (ça c'est pour mon père ;-) ) pour
avoir un autographe. Sitôt rentrée à la maison je me suis donc précipitée sur
le site du club local, le Necaxa et oui il est bien là...
Franchement j'voudrais pas dire mais, finalement, ça aurait été nettement plus sympa si ça
avait été "le divin chauve"
Tiens aujourd'hui ma fille m'a demandée de lui laisser le clavier...Elle a des choses à vous raconter ou plutôt à vous apprendre... (Je précise que si vous n'êtes pas hispanophones vous pouvez revenir au prochain billet...)
"- q onda - ola - q 123 - nda y tu - ps no
mucho - sabias q
pepito y pepita andan! - no
manches! yo pensaba q pepito andaba con fulanita - osea no
guey como crees! - a q ni
duran 1 semana - van a
durar todo un año menzo se aman tanto - pepito es
un idiota - neta pro
pepita es b.o - simon, es
bn fresa - weno bye - bye - tqm nk o
me enojo jaja - ok
recuerda, t.a.v.o - v1000 - p.u.t.a"
Rien compris? Ou pas grand chose? Moi non plus la première fois que je l'ai vue "chatter" avec ses copains/copines...Mais comme C. est très gentille elle vous livre aussi une version "traduite"...
"- Hola, que
onda? - Hola! - Que
cuentas? - Nada y tu? - Pues no
mucho. - Sabias
que Pepito y Pepita son novios?! - No lo puedo
creer! Yo pensaba que Pepito era novio
de Fulanita - Claro que
no! Como crees! - A que ni
duran una semana! - Van a
durar todo un año se aman tanto! - Pepito es
un idiota. - Si pero
Pepita es buena onda. - Claro que
no! Es bien fresa (presumida.) - Bueno, bye. - Bye. - Te quiero
mucho no cambies o me enojo, jaja. - Ok
recuerda, tu amistad vale oro.
- Vales mil. - Para Una
Tierna Amiga."
D'accord je suis totalement larguée en langage de djeunes français mais maintenant j'assure un max en mexicain de pré-ados...Que chido, jaja! ;-)
Les patates miniatures! Oui oui ça se vend et ma marchande de fruits et légumes m'a même donné leur nom, que je me suis empressée d'oublier... et m'a affirmé qu'elles étaient délicieuses.
En tout cas pour les frites ça ne va pas être facile...
Cette année dans l'école de mes enfants il n'y a pas eu un autel par niveau mais un immense autel commun pour toutes les classes et dédié à José Guadalupe Posada.
Et en ce qui concerne cet autel là, il semblerait que les morts aient eu un petit creux...