J'ai vraiment des lecteurs sympas. Si, si. Certes ils ne laissent pas
toujours de commentaires à cause d'un système d'inscription particulièrement
fastidieux, mais ils m'envoient des e-mails (courriels pour les puristes ;-)). Et
me donnent ainsi des idées de posts.
J'ai ainsi reçu, il y a quelque temps, un message d'un lecteur occasionnel,
tombé sur mon blog par hasard lors d'une recherche sur la Marseillaise aux
Etats-Unis. Et il m'expliquait que la traduction trouvée
sur le site de la Maison Blanche et dont je me moquais était en fait non pas la
traduction de notre hymne national mais plutôt celle d'une des nombreuses
versions sudistes qui ont existé au XIXème siècle.
Je vous donne ici la version texane (et oui le Texas faisait bien partie des états confédérés pendant la Guerre de Sécession) elle aussi chantée sur
l'air de Rouget de l'Isle.
Sons of the South, arouse to battle!
Gird on your armor for the fight!
The Northern Thugs, with dread wars rattle,
Pour on each vale, and glen, and height;
Meet them as Ocean meets in madness
The frail bark on the rocky shore,
When crested billows foam and roar,
And the wrecked crew go down in sadness.
Arm! arm! ye Southern braves!
Scatter yon Vandal hordes!
Despots and bandits, fitting food
For vultures and your swords.
Shall dastard tyrants march their legions
To crush the land of JacksonLee ?
Shall freedom fly to other regions,
And sons of Yorktown bend the knee ?
Or shall their "foot-prints' base pollution"
Of Southern soil, in blood be purged,
And every flying slave be scourged
Back to his snows in wild confusion ?
Arm! arm! & c.
Vile despots, with their minions knavish,
Would drag us back to their embrace;
Will freemen brook a chain so slavish ?
Will brave men take so low a place ?
0, Heaven! for wordsthe loathing, scorning
We feel for such a Unions bands:
To paint with more than mortal hands,
And sound our loudest notes of warning.
Arm! arm! & c.
What ! Union with a race ignoring
The charter of our nations birth!
Union with bastard slaves adoring
The fiend that chains them to the earth!
No! we reply in tones of thunder
No! our staunch hills fling back the sound
No! our hoarse cannon echo round
No! evermore remain asuader!
Arm! arm! & c.
Vous noterez la violence des paroles: notre version parait édulcorée à
coté!
Il existait aussi une "Southern Marseillaise", une "Virginia
Marseillaise"...
Pourquoi utiliser l'air de la Marseillaise? D'abord parce qu'il est "gai, chic
et entrainant" ;-) et efficace comme appel aux armes. Ensuite parce que
les Sudistes voyaient dans leur cause une similarité avec la Révolution Française...Affaire
de point de vue!
Je préfère cependant nettement la "Marseillaise Noire" écrite, en français,
par Camille Naudin à la Nouvelle-Orléans en 1867, c'est-à-dire juste après la
fin de la Guerre de Sécession.

