Je me demande si ma chienne n'est
pas complètement stupide...
Nous étions hier soir en train de regarder la télévision quand nous l'avons entendue
grogner de manière étrange du coté de la porte d'entrée. Nous n'y avons pas
prêté plus d'attention que ça, pensant qu'un chien devait s'être approché un
peu trop de son territoire. Mais comme le grondement durait et devenait de plus
en plus bizarre, voire même menaçant, nous avons levé le nez: et là nous nous
sommes aperçus qu'en fait elle était plantée devant le miroir de l'entrée et
que c'était son propre reflet qu'elle envisageait d'attaquer. Nous avons eu
énormément de mal à ne pas rire! Et ça continuait, elle approchait doucement, à pas de loups. J'ai fini par éclater de rire, elle a juste détourné la tête pour voir d'où venait
ce gloussement et a repris son manège...jusqu'à ce que son museau entre en
contact avec le meuble. Etonnée, elle est allée sentir derrière (on n'est
jamais trop prudent!) et enfin tranquillisée est revenue nous voir, toute
fière...L'ennemi avait été mis en déroute!
Ce qui nous a le plus surpris, c'est que nous avons cette chienne d'un an et
demi depuis maintenant 14 mois et que ce meuble avec miroir a toujours
été dans l'entrée. Mais auparavant elle n'y avait absolument jamais fait
attention!
C'est peut-être parce que c'est bientôt Halloween, elle jouait elle aussi à se
faire peur!
J'aime bien nager
et j'essaye de le faire en général trois fois par semaine. Qui dit piscine
dit vestiaires. Et je trouve qu'une comparaison entre les vestiaires femmes du
club mexicain que je fréquente et ceux du club où j'allais à Plano est assez
révélatrice des différences de mentalités entre les Mexicaines et les
Américaines.
Déjà ce qui frappe l'attention à première vue c'est que les Mexicaines sont
beaucoup plus pudiques que les Américaines: les premières se changent drapées
dans une serviette, en se tortillant dans tous les sens pour que les autres n'aperçoivent
pas le début du commencement d'un sein ou d'une fesse. Les Américaines dans
l'ensemble s'en fichent totalement et n'hésitent pas à se balader la touffe à
l'air...Ensuite les Mexicaines se tartinent de crème hydratante (sous la
serviette, c'est un sport en soi!) des pieds à la tête. Puis vient le
déodorant. Ensuite elles passent un bon quart d'heure à se sécher les cheveux
au séchoir électrique, à se faire un brushing. L’étape (re)maquillage prend elle
aussi un bon quart d'heure: crème, fond de teint, blush, fard à paupières,
mascara, rouge à lèvres (avec souvent au préalable lavage de dents). La totale.
Pour les Américaines cette remise en beauté était elle réduite à sa plus simple
expression, souvent seulement un coup de pschitt pschitt sous les bras!
Sinon ce qui me choque ici c'est que dans les douches il est assez fréquent de
trouver pas mal de déchets (bouteilles de shampoing vides, savons usagés,
rasoirs jetables...) qu'on n'a pas pris la peine de jeter dans les poubelles
qui pourtant se trouvent juste à la sortie des cabines. Evidement pourquoi se
faire chier alors qu'une "muchacha" passera dans le 1/4h qui suit
pour nettoyer...Ca c'est assez inimaginable aux US ou de toute façon le
nettoyage est fait beaucoup moins souvent.
En revanche un très bon point pour les Mexicaines en ce qui concerne la
consommation d'eau: elles prennent en général une douche plutôt courte et
celles qui rincent leur maillot le font rapidement. Aux Etats-Unis j'avais été
absolument sciée quand j'avais vu leur méthode de rinçage de maillot: on le met
dans le lavabo, on ouvre à fond le robinet d'eau froide et on va prendre
sa longue douche...En sortant on ferme à peine les robinets de la douche et on
va reprendre son maillot...Pas étonnant qu'un Américain consomme en moyenne trois fois
plus d'eau potable par jour qu'un Européen!
Et pour finir il y a, à mon avis, égalité entre Mexicaines et Américaines en ce
qui concerne la laideur des sous-vêtements...La majorité porte soit des horreurs sans nom, sans
forme, à la couleur douteuse, des culottes qui remontent jusqu'au nombril, des
soutiens-gorge plus moches que mes anciens soutiens-gorge d'allaitement, soit (mais beaucoup plus rarement) des strings de p*tes! Dans les deux
cas le genre de trucs dans lesquels je ne voudrais pour rien au monde être
vue...Y a pas à dire la seule belle lingerie est la lingerie européenne!
Allez, juste une petite balade en photos et en extraits de chansons populaires...
"Estaba la calavera sentada en una butaca vino la muerte y le dijo: Hija! Por qué estás tan flaca?..."
"A doña calaca flaca la invitaron a bailar como le faltaba un hueso sufría para danzar..."
Nous avons bien sûr faits quelques achats, pour complèter nos décorations d'Halloween...
Et C., qui adore ça, s'est acheté un disque (totalement pirate probablement...) d"historias de terror". Si vous êtes intéressés, contactez-moi par e-mail: je pourrais sûrement vous en envoyer une en fichier mp3!
Pas étonnant que je me perde toujours au Mexique: entre le signalement routier farfelu et ce genre de plan...
(et encore, là ils ont fait un effort, ils ont situé le nord, ce qui n'est pas toujours le cas!)
Moi je l'aurais plutôt vu comme ça,
avec le nord en haut...
Et ce délire cartographique est assez courant ici (mais quand même pas sur les plans "officiels"!). Serait-ce la "proximité" avec l'équateur qui leur fait perdre le
nord? En tous cas pour quelqu'un de très mal latéralisé comme moi,
mieux vaut pas de plan du tout qu'un plan à l'envers!
J'ai vu dans le rayon surgelés de mon supermarché habituel ce mélange d'oignons
et de lanières de piments poblanos. J'en ai acheté deux sacs et je me suis
ensuite demandé ce que j'allais bien pouvoir en faire! En feuilletant mes
nombreux magasines de cuisine, j'ai eu une illumination: une pissaladière un
peu spéciale!
Ingrédients:
1 sac et demi de ce mélange (soit environ 900g)
1 gros oignon et demi pelé et émincé (j'ai trouvé que dans le mélange il y
avait trop de poblanos et pas assez d'oignons)
500 g de pâte à pain ou à pizza
3 cuillers à soupe de miel liquide
huile d'olive
sel
herbes de Provence
Dans une sauteuse faire chauffer l'huile d'olive (environ 4 ou 5 cuillers à
soupe). Verser le mélange oignons/poblanos et l'oignon émincé. Ajouter le miel,
saler, remuer et laisser mijoter 30 minutes en remuant de temps en temps
jusqu'à ce que les oignons caramélisent un peu.
Préchauffer le four à 180ºC.
Etaler la pâte sur un plan de travail fariné, la mettre dans un moule à tarte
huilé. Repartir les légumes cuits dessus, saupoudrer d'herbes de Provence et
enfourner pour 25 à 30 minutes. Vous pouvez décorer la pissaladière avec des
olives noires ou niçoises, mais moi je n'en avais pas à ma disposition. Servir
bien chaud.
C'était vraiment
très bon, un peu sucré/salé/piquant.
Je sens que si j'en retrouve, je vais racheter de ce mélange: ça donnera un
coup de jeune à ma traditionnelle soupe à l'oignon...surtout si je remplace les
croûtons par des triangles de quesadillas...Affaire à suivre cet hiver!
Evidemment, quand
on est le premier employeur privé de la ville et de l'Etat (avec près de 5 000
salariés, sans compter les emplois chez les sous-traitants) on peut avoir des
panneaux dans sa langue...
Mais au fait Nis*san n'est pas détenu en majorité par Ren*ault, entreprise
française s'il en est? ;-)
En tout cas il est plus facile ici de trouver du wasabi que des cornichons qui
m'aillent!
Rien à voir, mais j'adore (en français) le nom de cette rue...
C'est quand même incroyable: il suffit que j'écrive un billet en annonçant la fin de la saison des pluies pour qu'un véritable déluge s'abatte sur Aguascalientes! Dans la partie de la ville où je vis il a juste plu un peu, mais ailleurs ça a été assez catastrophique... Arbres arrachés, jusqu'à un mètre d'eau dans les rues, voitures emportées et bien sûr de nombreuses maisons et commerces inondés. Et tout ça n'est pas du à une quelconque rivière qui serait sortie de son lit. Non c'est juste les systèmes d'évacuation qui sont totalement insuffisant et très mal entretenus. Entre les rues fermées et les embouteillages dans les autres il a fallu à Dock plus d'une heure et demie pour rentrer à la maison hier soir, soit trois fois son temps de trajet habituel!
(Ces 2 photos ont été prises par je ne sais qui dans l'entreprise où travaille Dock qui a elle aussi été en partie inondée.)
La dernière fois qu'il avait autant plu c'était en septembre 2002 et cette fois là nous aussi nous avions été inondés. Je n'étais pas à la maison mais chez une amie et j'avais décidé d'attendre que ça se calme. Comme ça ne se calmait pas, j'étais finalement rentrée, au pas car on roulait vraiment dans des torrents. Arrivée à la maison, j'ai ouvert la porte et j'ai découvert, stupéfaite, une mare dans l'entrée, un marécage dans le salon, une cascade dans l'escalier et quelques flaques dans la cuisine...Je me suis mise immédiatement au nettoyage mais devant l'ampleur de la tâche, j'ai du aller demander du matériel et de l'aide à ma plus proche voisine, une Américaine. Qui avec une efficacité redoutable est immédiatement arrivée, munie de seaux, serpillières, raclettes et surtout accompagnée de sa "muchacha"...2 heures (et 2 gin-tonics...) plus tard, tout était rentré dans l'ordre sauf la moquette du salon qui continuait à faire "spouichk spouichk" chaque fois que nous nous y aventurions. La maison était en faite très mal construite: le perron et le balcon penchaient vers la maison et comme il n'y avait pas de gouttières et que le toit était lui aussi bizarrement incliné, toute l'eau se concentrait en ces deux endroits... Notre propriétaire au goût de basse-cour avait accepté de payer un nettoyage de la moquette, mais avait catégoriquement refusé de la faire changer...Et bien je peux vous assurer qu'une moquette inondée, même propre, ça pue! Comme un chenil mouillé. Ou comme dirait Renaud:
"Ca schlinguait un peu comme une morgue en grève
Comme un sac poubelle longtemps oublié
Comme un poisson mort échoué sur la grève
Comme une charogne au fond d'un fossé..."
Bref nous avons vécu pendant deux bonnes semaines toutes fenêtres ouvertes et même un mois après, les gens qui rentraient à la maison me disaient toujours: "ça sent bizarre chez toi"...
Heureusement la maison où nous vivons maintenant semble mieux construite. Mais je ne connais aucune maison ici qui soit parfaitement étanche. Parfois ce sont les portes ou les fenêtres qui fuient alors on calfeutre à la serpillière, parfois c'est le toit, alors on met des seaux et des cuvettes. Pour les moins chanceux, c'est tout à la fois, alors on éponge...
Bon et bien maintenant j'espère qu'elle est VRAIMENT terminée cette foutue saison des pluies! (Je suis sûre que c'était encore un coup des syndicats ;-) )
Ne vous excitez pas trop: ce n'est pas encore cette fois que vous aurez l'immense plaisir d'entendre ma superbe voix de pintade! Non, c'est juste Brigitte Patient qui, sur la Première de la Radio Suisse Romande, devrait normalement, demain, lire quelques extraits "d'Histoires de...." L'émission "Journal infime" est diffusée de 14 à 15h (heure locale suisse) et est accessible en ligne un peu plus tard. La rubrique "L'écrit du blog" se situe en général autours de la 25ème minute. Si ça vous dit...
Comme le ciel ici, maintenant que la saison des pluies est terminée...
Et il devrait rester dans ce ton pendant environ 7 mois: les prochaines gouttes ne sont pas attendues avant la mi-mai. Les parapluies sont donc au chômage technique, on leur a bien proposé une reconversion en ombrelles mais leur principal syndicat, la FLAQUE (Fédération Locale des Accessoires Qu'on Use Episodiquement) n'est pas d'accord...
Au Mexique les sacs plastiques sont vraiment une plaie. On en est envahi.
Dans les supermarchés il y a des "emballeurs" (souvent des
adolescents, parfois des personnes âgées) qui se chargent, pour quelques pesos,
de mettre toutes vos courses dans de (très) nombreux sacs en plastique. Je ne
suis pas totalement contre ces sacs, ils sont parfois utiles comme sacs
poubelle, pour ramasser les crottes de la chienne etc. Mais là, je dois bien en
avoir une cinquantaine d'avance. J'ai donc, il y a quelques temps décidé de
lutter contre cette prolifération et j'ai ressorti mes cabas et mes sacs en
toile. Si vous me lisez depuis l'Europe, ça doit vous sembler normal. Et bien
ici c'est toute une aventure!
D'abord quand je rentre dans un supermarché avec mes cabas, je suis déjà
regardée d'un œil torve par le vigile de service: on ne m'a encore jamais rien
dit et si on me dit un jour quelque chose je demanderai à parler au directeur! Ensuite
à la caisse, c'est la panique: autant les "emballeurs" sont soigneux
quand il s’agit de ranger dans les sacs fournis par le magasin autant quand je
leur donne mes quatre cabas et leur explique que je ne veux pas de sacs
plastiques ils font n'importe quoi! Je n'arrive pas très bien à comprendre
pourquoi avec mes sacs ils n'arrivent pas à mettre les laitages avec les
laitages, les fruits avec les fruits etc. alors que ça parait être une des
règles de base de l'emballage normal! Et si par hasard j'ai trop d'achats pour
que tout tienne dans mes cabas...ils ne savent plus quoi faire. Ca me parait
pourtant évident que le reste doit aller dans des sacs en plastique!
Une fois un de ces ados a mis tellement de mauvaise volonté que je lui ai dit
d'aller voir ailleurs et j'ai tout ressorti pour tout ranger moi même. Et bien
sûr, je ne lui ai rien donné, faut pas pousser non plus!
Bref quand j'arrive à la caisse, tout le monde me regarde, c'est super
agréable...
Mais à force, on me reconnait: l'autre jour une des caissières m'a dit:
"Ah oui vous êtes la femme aux sacs! Et bien vous savez, c'est une bonne
idée, ça fait quand même moins de déchets...". Et oui, parce qu'ici en
plus, les sacs en plastique ils les réutilisent assez peu; une grande partie
finit directement à la poubelle...ou même dans la nature. Quel gâchis!
Lorsque j'ai raconté cette anecdote à Dock il m'a répondu que de toute façon,
dans 5 ou 10 ans le Mexique aussi viendrait aux sacs réutilisables et peut-être
même qu'à Aguascalientes, ils se souviendront de la Française un peu barge qui
déjà en 2006 faisait ses courses avec ses cabas! My 15 minutes of fame? ;-)
Je relisais récemment ce billet que j'avais écrit en mai 2005 sur la conduite au Mexique. Je vous y donnais 10 règles à connaitre avant de prendre le volant dans ce pays. Mais maintenant je pense qu'elles peuvent se résumer en une seule: la règle du "il va pas oser, quand même!" (au choix, mais non limité à : déboiter sans mettre son clignotant, griller le feu, doubler n'importe où n'importe comment, rouler en sens interdit, reculer sans regarder, ouvrir sa portière coté circulation juste au moment où on passe...). Ben si, au volant les Mexicains osent tout! C'est même à ça qu'on les reconnait
Je vous avais prévenus que ça allait être
goyaves à toutes les sauces! Et comme j'aime (aimais) particulièrement la tarte
Tatin, je me suis dit qu'il fallait absolument que j'essaye de remplacer ces
banales pommes par des goyaves parfumées...
Ingrédients:
* environ une vingtaine (ça dépend bien sûr de la taille de votre moule!) de
goyaves coupées en deux et soigneusement épépinées
* 500g de pâte feuilletée
* 1 sachet de sucre vanillé
* 120 g de sucre en poudre
* 100g de beurre plutôt mou
Préchauffer le four à 200ºC (400ºF).
Etaler (comme vous pouvez!) la moitié du beurre au fond d'un moule épais à bord
hauts (genre moule à manqué), saupoudrer de la moitié du sucre. Ranger les demi-goyaves,
partie bombée vers le bas, dans le moule. Disposer le reste de beurre en
noisettes, saupoudrer avec le reste de sucre et le sucre vanillé. Enfourner
pour environ 1/4h. Sortir le moule du four et le poser sur un des bruleurs de
la gazinière pendant 5 à 10 mn, en surveillant bien pour caraméliser les
goyaves (je n'ai aucune idée si ça marche aussi pour ceux qui ont des plaques vitrocéramiques
ou à induction, mais c'est là un des rares avantages d'avoir une cuisinière antédiluvienne!).
Laisser refroidir un peu. Pendant ce temps étaler la pâte feuilletée et
en recouvrir le moule. Rentrer les bords de pâte à l'intérieur. Remettre au
four et laisser cuire une vingtaine de minutes. Démouler la tarte pendant
qu'elle est encore chaude et servir immédiatement ou bien tiède si vous
préférez. Je l'ai servie avec une boule de glace à la vanille (maison, la glace)
Pas de photo: ce n'est pas le démoulage qui s'est mal passé, mais une horde
d'enfants affamés qui réclamaient à corps et à cris leur dessert...et du coup
j'ai oublié! Mais ce n'est pas grave, j'en prendrai la prochaine fois, qui ne
saurait tarder. Car la fadasse tarte Tatin aux pommes, au moins tant que je
suis au Mexique, elle passe aux oubliettes...Et quand ça ne sera plus la saison
des goyaves, je tenterai ma chance avec des mangues.