Zacatecas,
capitale de l'Etat du même nom, est une très jolie ville coloniale située à une
centaine de kilomètres au nord d'Aguascalientes. C'est l'une des premières
villes que nous sommes allés visiter lors de notre arrivée au Mexique et depuis
nous y sommes retournés plusieurs fois, notamment chaque fois que nous avons
reçu des visiteurs d'Outre-Atlantique.
Comme nous ne savions pas trop quoi faire cette semaine, j'ai proposé d'aller à
Zacatecas. "Encore!" se sont écrié en chœur Dock et les enfants...Oui
encore! D'abord c'est, des villes coloniales que j'ai visitées, celle que je
préfère (avec Patzcuaro). Je lui trouve beaucoup plus de charme que Guanajuato
et j'aime vraiment beaucoup son coté provincial (pour ne pas dire trou!) qui
n'existe pas à Querétaro. Et puis j'ai ajouté que c'était pour le blog!
Argument massue s'il en est...
Bref, je vous ai concocté un petit album photo (pas du tout exhaustif et totalement subjectif!).
J'ai même utilisé des photos prises par Dock
lors de nos précédentes visites avec un appareil argentique. Le scanner étant
ce qu'il est (c'est-à-dire nul...) la qualité de ces photos n'est pas terrible,
même en totoshoppant un max mais elles m'ont semblées intéressantes.
En tout cas, cette fois-ci, nous avions un temps idéal: un ciel uniformément
bleu et une lumière magnifique.
La ville étant à plus de 2200 mètres d'altitude, il faisait un peu frisquet
dans la matinée, mais ensuite déambuler dans les rues et les ruelles nous a
donné chaud!
Ici, pour avoir
une voiture propre il y a trois solutions: le faire soi-même, se garer dans un
parking et pour une trentaine de pesos (un peu moins de 3$) le faire faire, à
la main avec éponges et seau par un des "gardiens" du parking ou bien
aller dans un "lavotomatic". Je suis bien trop fainéante pour la
première solution, la deuxième je l'utilise parfois quand la voiture n'est pas
trop sale. Quant à la troisième je la réserve pour les cas extrêmes comme par
exemple au retour d'une expédition à la Sierra Fria. Mais j'ai horreur de ça:
il faut rester dans son automobile pendant le passage sous les rouleaux et ça
m'angoisse terriblement.
La dernière fois, pour conjurer ce stress, j'ai pris des photos...
Heureusement ça
ne dure pas très longtemps...
Ensuite, comme nous sommes dans un pays où la main-d’œuvre ne revient pas
cher...la voiture est prise en charge par deux ou trois employés qui la sèchent
à la main, nettoient l'intérieur, passent je ne sais quel produit sur les pneus
et vous la rendent environ 1/4h plus tard brillante comme un sou neuf!
Coût
total de l'opération pour ma "camioneta": 90 Pesos plus une dizaine
de Pesos de pourboire (et ça en prenant l'option "nettoyage de
luxe"). Ca ne vaut vraiment pas la peine de se mouiller les mains...
Quand j'étais petite nous faisions toujours une crèche pour Noël. Plus par
tradition que par convictions religieuses. Cette crèche prenait place dans
un immense plat à couscous en bois...Au fil des années les santons se sont
cassés, Melchior (à moins que ça ne soit l'un des deux autres) a perdu la tête, le chameau a disparu...mais nous continuions
quand même la tradition.
Et puis quand j'ai quitté le domicile de mes parents, je n'ai plus fait de
crèche. Je les trouvais toutes hideuses, sauf les crèches provencales qui sont hors de prix... Jusqu'à il y a deux ans. En allant trainer sur le marché de Noël d'Aguascalientes,
je suis tombée en admiration devant les crèches locales. Et j'ai craqué...J'ai
acheté une crèche miniature. Enfin le strict minimum: l'étable, Marie, Joseph,
le Petit Jésus, l'âne et le bœuf, l'Ange (Gabriel?), un berger, un mouton,
les Rois Mages, un chameau et un figuier de barbarie pour la couleur locale. En
terre cuite, (mal) peints à la main et totalement kitsch. Ca a beaucoup plu aux
enfants.
Cette année, en déballant ma crèche, je me suis aperçue que nous avions perdu
le Petit Jésus dans le déménagement...
Je suis donc retournée au marché de Noël pour en racheter un, parce qu'un
crèche sans le Petit Jésus, ce n'est plus une crèche!
Seulement j'ai commis l'erreur ;-) d'emmener les enfants...Nous sommes donc
revenus, munis non seulement du "Niño Dios", mais aussi d'une
étoile, du Diable, d'un puits, d'un serpent (mon préféré, on dirait un alebrije), d'un moine, d'une vendeuse de tacos et de deux magueys...
Et heureusement
que ma version est miniature, parce que si au départ j'avais choisi la taille
supérieure, nous aurions pu du aussi avoir un dindon, une grenouille, une porteuse
d'eau, un pêcheur etc., etc.
Bref, selon C., nous avons maintenant une crèche qui commence à être digne de
ce nom...
Cette recette m'a
été donnée par mon amie allemande qui en fait chaque Noël des centaines. E' les
appelle les "gâteaux-lunes de J2" et est capable de les manger
également par centaines...
Ingrédients pour environ 60 biscuits:
250 g de farine
1 cuiller à café de levure chimique
125 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
3 jaunes d'œufs
125 g de poudre d'amandes
200 g de beurre froid
Préchauffer le four à 180ºC (355ºF).
Tamiser la farine avec la levure et former un volcan sur le plan de travail. Disposer
le sucre, le sucre vanillé, la poudre d'amandes et le beurre tout autour du
volcan, sur les flancs. Ajouter les jaunes d'œufs au centre.
Mélanger le tout à la main et pétrir jusqu'à obtenir une pâte homogène.
Avec la pâte former des boudins de 3 cm de diamètre. Les découper en rondelles
d'environ 1cm et demi et les rouler entre vos paumes (non, pas sous les aisselles!)
en petites saucisses. Former des petits croissants et les mettre sur des
plaques beurrées et farinées (ou "silpadées") en les espaçant suffisement.
Enfourner et laisser cuire
jusqu'à ce que les biscuits soient légèrement dorés.
Pendant la cuisson mélanger 50 g de sucre glace avec un sachet de sucre
vanillé. Lorsque les biscuits sont tout juste sortis du four les saupoudrer
avec ce mélange à l'aide d'une petite passoire. Cette opération doit avoir lieu
pendant qu'ils sont encore très chauds. Les transférer délicatement sur une
grille et les laisser refroidir.
Ces biscuits, toujours selon J2, se conservent très bien jusqu'à une semaine ou
plus dans une boite métallique. Je ne peux pas confirmer cette information, je
n'ai jamais réussi à les "conserver" plus de 24h...
Dans un peu plus de deux semaines, c'est Noël et le moins qu'on puisse dire c'est que cette année je ne suis pas du tout prête...Même pas psychologiquement. Pas motivée du tout. Les cadeaux ne sont pas achetés, la maison n'est pas décorée et E' n'a pas encore écrit au Père Noël. Je consulte bien mes magazines de cuisine "spécial fêtes" à la recherche d'une recette réalisable avec le peu d'ingrédients "festifs" qu'on peut trouver ici mais le coeur n'y est pas...
Il faut dire qu'ici, ça ne fait pas vraiment Noël. Même si les voisins ont déjà sorti leurs décorations depuis plus de deux semaines...
Je trouve cet ours polaire particulièrement absurde...
Je crois bien que cette période est la seule pendant laquelle je n'aime pas trop vivre au Mexique. Ce n'est pas qu'il n'y ait pas des traditions sympas...
Mais, je ne sais pas, c'est vraiment trop différent de ce que pour moi est Noël. Et puis la famille me manque. Pourtant ce n'est pas le premier (et probablement pas le dernier) Noël que nous passons seuls à l'étranger. Mais même au Maroc ça ressemblait plus à un "Noël français" (ou européen) .
Bref un coup de mou... Allez, il faut que je me secoue. Déjà ce week-end j'achète un sapin et je décore la maison. Et puis, si j'ai du courage, je ferai des truffes et peut-être même des "Vanillekipferl" en souvenirs de la fabuleuse ambiance qui règne en Allemagne à cette époque de l'année. Et si vous êtes sages, très sages, vous pourrez même avoir la recette. Peut-être.
J'aimerais bien
qu'on m'explique pourquoi en espagnol, l'adjectif correspondant à
Aguascalientes est "hidrocalido". Pourquoi ce glissement d'une racine
latine à une racine grecque? Ca sonne mal "aguacalido"?
Et en
français alors, c'est "aguascalientais" ou "hi
(y?)drocalidais"?
C'est quand même bizarre parce que les habitants d'Aix-les-Bains sont des
Aixois, ceux d'Aix en Provence des Aquisextains et ceux d'Aigues-Mortes des
Aiguemortais...On garde la même étymologie
Je n'ai pas trouvé de réponse sur internet, mais si vous avez des idées...
En revanche j'ai trouvé ça et j'avoue que ça m'a bien fait rire...Et promis,
ce n'est pas moi qui ai posé la question!
Je viens de réaliser que je ne vous avais jamais parlé des cocinas economicas, alors que j'avais prévu de faire un billet sur ces merveilles mexicaines depuis mai 2005! Il est plus que temps de rattraper ce retard...
Les cocinas economicas sont au Mexique totalement indispensables aux femmes
pressées qui n'ont pas le temps de cuisiner, aux hommes célibataires qui ne
vivent plus chez leur mère (bon ça c'est plutôt rare par ici, mais ça doit
quand même exister) et qui sont incapables de se faire cuire un œuf, aux empotés
de la casserole, aux feignants de tous sexes.
Il s'agit de petites boutiques, en général situées dans des lieux stratégiques
(à coté des écoles, par exemple...) et qui proposent des plats à emporter cuisinés
sur place. On peut choisir à la carte ou prendre le menu du jour. Il y a
toujours une ou deux sortes de soupes de légumes et de potages aux pâtes, deux
ou trois viandes en sauce (poisson le vendredi, évidemment), pâtes, riz (rojo
ou blanco), haricots, légumes à la vapeur, "aguas de sabor" et
desserts sous forme le plus souvent de riz au lait ou de gélatines. Il y a également
les plats spéciaux, un peu plus chers, comme les "chiles rellenos"
(piments poblanos farcis au fromage puis frits), escalopes milanaises de bœuf
ou de poulet...
Un menu complet (soupe, viande en sauce, pâtes ou riz ou légumes) coute environ
35 pesos (3$) par personne. C'est frais, les plats changent chaque jour et
surtout c'est pratique.
La taille de ces cocinas economicas est très variable: ça peut aller de la
minuscule boutique tenue par une seule personne qui prépare dans sa cuisine et
vend dans son garage à la petite entreprise qui fait aussi restaurant avec
jusqu'à 5 personnes en cuisine, 3 en salle, 3 personnes au comptoir "à
emporter" et une caissière. C'est un business totalement féminin. Et qui
marche: toutes les cocinas economicas que je connais sont ouvertes depuis au
moins 4 ans et ont toujours les mêmes propriétaires et employées.
J'avoue sans honte aucune qu'il m'arrive d'aller acheter le repas du soir à la
cocina economica quand je suis atteinte d'une crise de flemme aiguë ou quand je
sais que je n'aurai pas le temps de cuisiner. Ou encore quand nous avons envie
de manger des "chiles rellenos".
Elles me sauvent la mise également quand à la sortie de l'école les enfants
insistent pour inviter un de leurs copains: nous ne mangeons pas vraiment à
l'heure de la "comida", notre repas principal est le soir. Mais les
amis, eux, si, ils s'attendent à un vrai repas!
Hop, une virée à la cocina economica du coin et les copains ne repartiront pas
le ventre vide...
Je suis parfaitement consciente que la qualité des ingrédients est à la hauteur
du prix, c'est pourquoi j'use des cocinas economicas mais je n'en abuse pas. Cependant
je me suis aperçue, lorsque nous étions au Texas, que ça me manquait. Malgré
l'abondance de l'offre en produits tout prêts, rien ne remplaçait "el menu
del dia"!