Je trouve les Américains bavards: ils ont toujours besoin de parler, de commenter, d'interroger.
Principalement là où je m'y attends le moins.

Comme, par exemple, au supermarché. Plusieurs fois on m'a demandé, fort poliment, comment je cuisinais tel ou tel légume un tantinet "exotique" (style kale) que je venais de mettre dans mon chariot ou bien comment je choisissais un avocat (le fruit, hein!). Bien sûr je réponds toujours.
Dans les files d'attentes, au lieu de râler comme le font en général les Français, ils prennent leur mal en patience en papotant avec la personne qui les précède. Cela ne les gêne pas du tout de raconter leur vie. J'ai ainsi appris, lorsque nous revenions de France cet hiver que le couple de retraités devant nous à l'embarquement venait de Vienne où ils avaient passé les fêtes de fin d'année chez leur fille et avait donc du se lever très tôt pour avoir la correspondance pour Dallas à Zurich. Moi aussi je m'étais levée très tôt mais je n'ai pas jugé utile de leur apprendre!
Sur les parkings où un jour un homme m'a fait peur alors que je remplissais mon coffre  en ouvrant sa vitre et en me demandant si j'étais contente de ma voiture et en m'expliquant qu'il venait de commander la même et que c'était une bonne voiture etc, etc!

Cette attitude m'a vraiment surprise au début. Puis je m'y suis faite. Et maintenant je n'hésite plus à aborder un(e) parfait(e) inconnu(e) si j'ai une question à lui poser. Je sais que dans 95% des cas cette personne essaiera de m'aider.

Evidemment en France c'est très différent: on ne parle pas aux inconnus. Et la "vieille” à qui Dock a recommandé poliment un 31 décembre au rayon traiteur d'un supermarché bondé de ne pas acheter de saumon norvégien car "les Norvégiens pêchent les baleines" et de prendre plutôt du saumon écossais, est partie, son saumon norvégien sous le bras, sans demander son reste...Encore une chance qu'elle n'ait pas alerté la sécurité!