Je suis très
admirative du blog culinaire de Laurange "Saveurs mexicaines". Et je
la soutiens fortement dans son combat contre les préjugés sur la cuisine
mexicaine trop souvent assimilée en Europe et dans la partie septentrionale de
l'Amérique du Nord avec la cuisine tex-mex. Mais pour avoir vécu des deux cotés
de la frontière je ne suis pas tout à fait d'accord avec elle sur tous les
points et m'autorise donc un droit de réponse....
D'abord je voudrais signaler que si effectivement les immigrés
(particulièrement les sans-papiers) mexicains aux Etats-Unis ne sont pas
toujours bien reçus (euphémisme) c'est plus une vue politique et surtout washingtonienne.
Au Texas (et je suis presque certaine qu'en Californie c'est pareil) c'est plus
compliqué que ça. En fait le Texas et son économie sont relativement dépendants
de cette main d'œuvre bon marché et assez peu regardants sur la légalité des
dits-immigrants. Et le Texas est un état bilingue, c'est à dire que par exemple
dans les écoles tous les formulaires doivent être rédigés en anglais et en
espagnol. Il en est de même pour les notices de sécurités dans les bâtiments
officiels. Il ya des radios latinas, des chaines de télévisions latinas, de la
presse en espagnol...On peut parfaitement vivre des années au Texas sans parler
un mot d'anglais.
Ensuite Laurange explique que : "La cuisine tex-mex fusionne la cuisine
texane et la cuisine mexicaine. Elle a été créée par les mexicains exilés aux
Etats-Unis -les Chicanos- qui, ne trouvant pas les ingrédients traditionnels
mexicains dans leur pays d'accueil**, ont composé avec des produits locaux et
créé des variantes des spécialités mexicaines. La cuisine tex-mex (qui peut
être excellente, pour peu qu'elle soit bien faite - mais est-il vraiment
possible de trouver un bon tex-mex en France ?) a donc bien sûr un air
mexicain, mais elle n'est sûrement pas authentiquement mexicaine." Là non plus je ne suis pas d'accord: il est facile au Texas de trouver TOUS
les produits mexicains. Soit dans des supermarchés spécialisés qui ont pignon
sur rue, soit (à condition de parler espagnol ;-) ) dans des petites boutiques
qui ne dépareraient pas les rues de n'importe quelle ville mexicaine.
Je pense
que la cuisine tex-mex (ou cal-mex) est plus une invention des Américains qui
ont voulu adapter à leur culture des plats importés par les Chicanos mais en
plus rapide, en plus pratique. Pourquoi passer des heures à préparer un plat
avec de la viande effilochée quand finalement le résultat n'est pas "si différent"
en usant de la viande hachée? C'est typiquement le pragmatisme des Américains
qui a donné naissance à cette cuisine un peu bâtarde mais qui, comme le
souligne Laurange, peut être délicieuse aussi. (A condition d'éviter les
enchiladas tex-mex en général noyées sous une tonne de fromage fondu et qui
n'ont rien à voir avec ce que l'on peut trouver de ce coté-ci du Rio Grande ).
Quant aux nachos, il y a quelques temps dans une revue mexicaine j'avais trouvé
un article intéressant sur leur histoire et m'étais promis de faire un billet,
billet qui est passé à la trappe pour cause de vacances.
Ce snack mondialement
connu que l'on trouve partout au Texas (et dans le reste des Etats-Unis
probablement aussi) et maintenant dans pas mal d'endroits au Mexique (clubs de
sport, plages, cinés, stades etc. etc.) vous en avez sûrement déjà mangé:
du fromage fondu sur des chips de maïs. La recette d'origine est très stricte
sur la qualité des produits à utiliser: totopos de maïs ou tortilla-chips,
fromage Wisconsin fondu et tranches de piments jalapeños (frais ou en escabèche).
Toutes les variantes possibles et imaginables existent (avec des oignons, des "refried
beans" ("frijoles refritos") de la viande hachée…) mais ne sont pas
conformes à l'original inventé dans les années 40 par un cuisinier Ignacio (dit
Nacho) Anaya de Piedras Negras au Mexique. Des Américaines lui avaient
demandé de leur préparer rapidement un snack et tous ce qu'il avait sous la
main étaient les ingrédients précédemment cités. Il a donc décidé de faire
fondre le fromage sur les totopos et de servir le tout avec des jalapeños. Les Américaines
(probablement Texanes vu que Piedras Negras est une ville frontalière) ont énormément
apprécié et lui ont demande le nom de ce plat. Il n'en avait pas et donc a décidé
de lui donner son nom: "Nacho's special". Pour moi c'est typiquement
un plat tex-mex: il a été inventé par un Mexicain,
à la frontière et pour des Américains. Mais apparemment dans sa ville natale on
est très attaché aux nachos et pas question de laisser les "Gringos" s'accaparer
de la célébrité de ce snack: il ya maintenant une petite quinzaine d'années a été
créé le "Festival Internacional del Nacho" qui a lieu chaque année
au mois d'octobre, si ça vous tente!
Alors
les nachos tex, mex, ou tex-mex????? De toute façon moi je n'aime pas trop ça ;-)
J'aime bien nager
et j'essaye de le faire en général trois fois par semaine. Qui dit piscine
dit vestiaires. Et je trouve qu'une comparaison entre les vestiaires femmes du
club mexicain que je fréquente et ceux du club où j'allais à Plano est assez
révélatrice des différences de mentalités entre les Mexicaines et les
Américaines.
Déjà ce qui frappe l'attention à première vue c'est que les Mexicaines sont
beaucoup plus pudiques que les Américaines: les premières se changent drapées
dans une serviette, en se tortillant dans tous les sens pour que les autres n'aperçoivent
pas le début du commencement d'un sein ou d'une fesse. Les Américaines dans
l'ensemble s'en fichent totalement et n'hésitent pas à se balader la touffe à
l'air...Ensuite les Mexicaines se tartinent de crème hydratante (sous la
serviette, c'est un sport en soi!) des pieds à la tête. Puis vient le
déodorant. Ensuite elles passent un bon quart d'heure à se sécher les cheveux
au séchoir électrique, à se faire un brushing. L’étape (re)maquillage prend elle
aussi un bon quart d'heure: crème, fond de teint, blush, fard à paupières,
mascara, rouge à lèvres (avec souvent au préalable lavage de dents). La totale.
Pour les Américaines cette remise en beauté était elle réduite à sa plus simple
expression, souvent seulement un coup de pschitt pschitt sous les bras!
Sinon ce qui me choque ici c'est que dans les douches il est assez fréquent de
trouver pas mal de déchets (bouteilles de shampoing vides, savons usagés,
rasoirs jetables...) qu'on n'a pas pris la peine de jeter dans les poubelles
qui pourtant se trouvent juste à la sortie des cabines. Evidement pourquoi se
faire chier alors qu'une "muchacha" passera dans le 1/4h qui suit
pour nettoyer...Ca c'est assez inimaginable aux US ou de toute façon le
nettoyage est fait beaucoup moins souvent.
En revanche un très bon point pour les Mexicaines en ce qui concerne la
consommation d'eau: elles prennent en général une douche plutôt courte et
celles qui rincent leur maillot le font rapidement. Aux Etats-Unis j'avais été
absolument sciée quand j'avais vu leur méthode de rinçage de maillot: on le met
dans le lavabo, on ouvre à fond le robinet d'eau froide et on va prendre
sa longue douche...En sortant on ferme à peine les robinets de la douche et on
va reprendre son maillot...Pas étonnant qu'un Américain consomme en moyenne trois fois
plus d'eau potable par jour qu'un Européen!
Et pour finir il y a, à mon avis, égalité entre Mexicaines et Américaines en ce
qui concerne la laideur des sous-vêtements...La majorité porte soit des horreurs sans nom, sans
forme, à la couleur douteuse, des culottes qui remontent jusqu'au nombril, des
soutiens-gorge plus moches que mes anciens soutiens-gorge d'allaitement, soit (mais beaucoup plus rarement) des strings de p*tes! Dans les deux
cas le genre de trucs dans lesquels je ne voudrais pour rien au monde être
vue...Y a pas à dire la seule belle lingerie est la lingerie européenne!
Les Luthériens sont assez nombreux aux
Etats-Unis: près de 5% de la population est d'obédience luthérienne. Comme
pour beaucoup d'autres Eglises il y a ici plusieurs
branches: la principale est la "Evangelical Lutheran Church in America”.
Il y a aussi la LCMS et la WELS.
Le pasteur de la ELCA que j'ai rencontré était fort sympathique mais
bourré de doutes! Je ne serais pas étonnée d'apprendre dans quelques années
qu'il est devenu Méthodiste: il n'a pas cessé de m'expliquer à quel point
les Méthodistes étaient "mieux": selon lui la foi luthérienne est une foi très
introvertie, peu tournée vers l'extérieur. Alors que les Méthodistes ont une
foi "utile" pour la société. Il a aussi regretté que son Eglise perde
son héritage culturel. Au départ les Luthériens étaient principalement les
immigrants allemands et norvégiens. Or, selon lui, les générations actuelles
descendantes de ces immigrants ne sont pas forcément Luthériennes, il y a eu
comme dans toute la population un brassage et il avait l'air de penser que si
ce brassage était une bonne chose sur le plan national, c'était moins valable
sur le plan de son Eglise qui avait en quelque sorte perdu une partie de son identité.
Il regrettait également qu'aux Etats-Unis en particulier, la Foi soit devenu un énorme
marché, où chacun se doit de vanter haut et fort les mérites de son Eglise. C'est
lui aussi qui m'a parlé de cette enquête: finalement au Texas il n'y a "que" 50%
de la population qui va à l'église chaque semaine. C'est beaucoup plus
que sur les côtes mais moins que dans d'autres Etats "Redneck"! Et
encore, selon le pasteur, cette enquête considérait le Texas dans son ensemble:
il pense que dans la région urbaine Dallas-FW c'est moins.
En tout cas ces chiffres sont contestés par les Chrétiens de toutes obédiences qui les trouvent exagérés.
Les positions officielles de
l'Eglise Luthérienne sur tous les sujets de société sont relativement
libérales même si parfois on a l'impression qu'ils ont du mal à se mettre
d'accord! De toutes les Eglises auxquelles je me suis intéressée c'est en tout
cas celle qui, et de loin, m'a paru la plus œcuménique.
Ce qui m'a énormément surprise c'est que cette Eglise se considère comme
Catholique. Certes une branche évangélique et réformée mais Catholique quand même!
Son organisation en synode est très proche d'ailleurs de l'organisation de
l'Eglise Catholique Romaine (Pape excepté!) et les offices, les Sacrements et
le rite sont assez semblables.
Quant aux Episcopaliens, ce sont eux qui m'ont le plus mal reçue! C'est-à-dire
qu'ils ne m'ont pas reçue du tout: la personne de l'accueil m'a tout d'abord
dirigée sur un présentoir de documents! Puis devant mon insistance m'a
conseillé de prendre RV avec la femme du Prêtre (moi ça me fait toujours marrer
cette expression!) qui s'occupait des nouveaux-venus: ce n'est pas du tout ce
que je recherchais mais elle n'a pas voulu faire plus d'efforts pour comprendre
le but de ma démarche donc j'ai laissé tomber. Juste pour l'anecdote les
Episcopaliens sont en fait les Anglicans mais ont du changer de nom à l'époque
de la Guerre d'Indépendance quand tout ce qui avait une connotation britannique
était plutôt mal vu.
Cette église est la seule de celles que j'ai visitées qui s'enorgueillit d'une
boutique de livres, objets etc. religieux. Et sur les présentoirs à
documents figurait en bonne place un formulaire de prélèvement
automatique pour que les paroissiens puissent faire des donations régulières
sans même à avoir à lever le petit doigt!
Bien sûr il ne faut pas se leurrer: toutes les Eglises comptent beaucoup sur
les donations (déductibles des impôts) de leurs paroissiens même si
seulement environ 7% des Protestants donnent 10% de leurs revenus à leur Eglise.
La moyenne est d'environ 2.5% (chez les Catholiques c'est beaucoup moins, de
l'ordre de 1,4% désolée je ne retrouve plus le lien). Mais je n'ai eu cette impression de "donnez, donnez,
donnez-moi, Dieu vous le rendra" que chez les Episcopaliens! (Et chez les
Catholiques qui dans mon coin n'hésitent pas à afficher chaque mois la liste des
plus généreux donateurs! Ca m'avait choquée et lorsque, il y a un peu plus de
4 ans, j'avais cherché une école maternelle (forcement privée ici) pour E' les
Cathos qui étaient mon premier choix m'avaient bien fait comprendre que les
rares places étaient en priorité réservées aux paroissiens i.e. aux donateurs!
Alors que chez les Méthodistes tout le monde était traité de la même manière...)
Juste un dernier
mot : si, intellectuellement je suis contente d'avoir fait cette
"enquête", spirituellement tout est encore plus confus
qu'auparavant...et ce n’est pas peu dire !
J'ai du mal à comprendre ce besoin qu'ont les Américains de se réunir en congrégation,
églises, ou mouvements de toutes sortes. Mais apparemment c'est vraiment un
besoin bien ancré dans la société. Et l'importance de la religion est telle que
même ceux qui n'en ont pas ont l'impression qu'il leur manque quelque chose, au
moins sur le plan social...
Vraiment je suis perplexe devant cette Eglise "Can*da Dr*" qui a l'apparence d'une Eglise, le gout d'une Eglise mais qui n'en est pas une!
Il faut
absolument que je vous parle de mon "easy button"!
C'est un bouton en plastique rouge et quand on appuie dessus on peut écouter
un" that was easy"d'encouragement!
L'"easy button" est une
invention d'une grande chaine de fournitures de bureaux, Staples. Pour une campagne publicitaire ils ont
crée l"easy button" (vous pouvez voir les pubs ici et là). Ca a tellement bien pris que les gens ont
commencé à vouloir acheter des "easy buttons" (c'est quand même rare
qu'une pub entraine la création d'un produit et pas l'inverse, je crois que
c'est digne d'une étude de cas à HEC!!! )
Bref Staples a donc commencé par offrir
les "easy buttons" comme cadeau avec les grosses commandes et devant la demande croissante pour ces gadgets a décidé à l'automne dernier de les mettre en vente: à 5$ l'unité ils partent comme des petits pains! (Et Staples reverse les bénéfices de cette opération, à concurrence d'1 million de dollars par an, à une association caritative.)
Je connaissais la pub mais je n'avais jamais pensé un jour acheter un "easy
button": jusqu'à une soirée "portes ouvertes" à l'école où la maitresse de C.
nous a vanté les vertus de l'"easy button": ses élèves les plus récalcitrants
aux maths devenaient motivés s' ils savaient qu'une fois le problème
correctement résolu ils auraient droit au réconfortant "That was
easy"!
Je me suis alors dit qu’un "easy
button" pourrait s'avérer fort utile au Mexique vu que les enfants auront
deux fois plus de devoirs qu'ici et qu'un peu d'encouragements et de motivation
n'ont jamais fait de mal à personne. Nous avons donc acheté deux "easy buttons".
Pour l'instant c'est Dock et moi qui nous en servons le plus!!! Chaque fois que
nous avons accompli une corvée (et en ce moment elles sont nombreuses!!!) nous
appuyons sur notre "easy button": c'est presqu'aussi bon qu'un carré
de chocolat noir!
Ces deux
confessions, qui à elles deux concernent à peine 2% de la population des Etats-Unis, sont tout
de même intéressantes car elles ne sont pas vraiment organisées en Eglises. A
Plano il y a une multitude d'églises qui s'appellent "Truc-much Church of
Christ" ou "Machin-chose Christian Church”. Toutes sont totalement
indépendantes, il n'y a pas de chef suprême ni de siège "social" car
le chef de l'Eglise n'est autre que Jésus-Christ. Elles veulent recréer
l'Eglise Originale.
Je suis allée voir seulement un pasteur d'une de ces "Christian
Church" et il m'a affirmé que ces deux branches s'étaient séparées car
l'une accepte les offices avec chants et instruments voire même orchestre
(Christian Church) alors que pour l'autre (Church of Christ) c'est
inconcevable. Tout vient bien sûr d'une interprétation différente des
Ecritures. Le pasteur m'a expliqué que pour eux, comme pour les Baptistes,
la Bible est la référence suprême: quand la Bible aborde un sujet ils peuvent
l'aborder; si la Bible est muette sur tel ou tel point, alors ils ne sont pas
qualifiés pour en parler. Et apparemment le discours de la Bible sur la présence
ou non d'instruments lors des offices est très peu clair!
Je n'ai pas très bien saisi la différence entre ces "Eglises"
et les Baptistes sinon qu'elles sont encore moins structurées: comme chez les Baptistes
le baptême est seulement pour les adultes et par immersion, la communion se
fait aussi au jus de raisin, les positions sur les questions de société comme sur le créationnisme sont
grosso modo les mêmes.
Le pasteur que j’ai rencontré s'exprimait
aussi beaucoup par citations de versets mais la notion de péché semble beaucoup
moins présente.
Ces Eglises sont
tellement peu structurées qu'il n'y a pas vraiment de site internet officiel:
j'ai seulement trouvé celui-là.
Il est important de ne pas confondre la "Church of Christ" avec la "United Church of Christ". Cette dernière est plus structurée et se veut une Eglise pour tous
ceux qui sont "rejetés" par les autres Eglises, en particulier les
homosexuels. Il y a d'ailleurs une branche de cette Eglise totalement dédiée
aux gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels. Je n'ai pas pu leur rendre une
petite visite car dans mon coin ils ne sont pas trop présents et je le regrette. Je pense que ça aurait été pour le moins instructif!
La "United Church of Christ" a d'ailleurs récemment lancé une campagne
publicitaire que je trouve assez amusante mais qui n'a pas été du goût de tous les medias...
La deuxième plus grosse communauté parmi les
Protestants aux Etats-Unis est formée par les Méthodistes.
La "United Methodist Church" a été crée récemment, en 1968, pour réunir deux branches assez proches
du Protestantisme toutes deux issues de l'Eglise fondée en Angleterre au XVIIIème
siècle par John Wesley.
Le nom "Méthodisme" vient du fait que Wesley avait mis au point une "méthode"
permettant le salut de l'âme par des prières, des bonnes actions et une
vie très disciplinée. L'organisation de la "United Methodist Church" est pyramidale: les églises ne sont pas indépendantes comme chez les
Baptistes.
C'est une Eglise très ouverte sur la société, très présente dans les communautés:
dans pratiquement chaque ville vous trouverez un "Methodist
Hospital", une maison de retraite méthodiste voire même une université méthodiste
comme la très célèbre (au Texas!) SMU.
Elle est aussi, contrairement aux Baptistes, très œcuménique.
Une de leurs devises est "Worship and fellowship": on peut être en contact
avec Dieu par la prière et aussi à travers la communauté des croyants.
Actuellement elle professe sur de nombreux sujets des positions relativement modérées:
contre la peine de mort, pas fanatiquement opposée a l'avortement et sans vraie position officielle sur l'homosexualité car comme
me l'a expliqué le pasteur que j'ai rencontré: "il y a dans le monde
des problèmes bien plus importants que la sexualité de telle ou telle
personne."
Bref une Eglise a priori "bien sous tous rapports"...sauf que ses
deux membres les plus célèbres sont W. et son VP...qui ne sont pas des plus modérés
sur tous les sujets précédemment évoqués! Et il y a d'autres sujets sur
lesquels l'Eglise Méthodiste n'a pas exactement le même point de vue que W. et
son administration, comme la Guerre en Irak et l'immigration. C'est sans doute parce que W. n'est Méthodiste que depuis 1985 (et l'abandon de
l'alcool!)...Il a en effet été élevé dans la foi presbytérienne et épiscopalienne même si ses idées se rapprochent beaucoup plus des conceptions Baptistes.
D'ailleurs c'est Bill Clinton qui est officiellement "Southern Baptist" mais il assistait, lorsqu'il était Président, plutôt aux offices méthodistes pour accompagner Hillary
(c'est trop passionnant la vie religieuse des grands de ce monde, dommage que dans ce pays ça ait une telle importance!)