Je vous préviens
d'avance: j'ai bien aimé ces vacances mais il y a eu pas mal de
choses qui m'ont énervée...
Pour notre premier (et probablement dernier) séjours dans les Caraïbes
Mexicaines nous avions choisi Tulum. Je ne voulais absolument pas aller à
Cancun, station balnéaire "verticale". L'idée d'aller passer une
semaine dans un hôtel de 30 étages rempli de buveurs de bières ne
me disait absolument rien. Sur la Riviera Maya c'est plus joli, avec des hôtels
plus espacés, en général dans de grands jardins et seulement sur deux ou trois
étages mais je n'ai rien trouvé d'abordable.
Il faut dire que nous sommes
assez difficiles: il est hors de question que, pour une semaine, nous
partagions avec les enfants une seule chambre avec deux grands lits. Donc il
faut taper au moins dans la catégorie "suite" et là, c'est tout
de suite hors de prix. Donc nous avons choisi l'option "cabaña": une
case avec toit en palme, sur deux étages, juste sur la plage. Pas le grand
confort mais ça, ça ne nous gêne pas. Et ce genre de "cabañas" sont
principalement situées du côté de Tulum.
Tulum s'est spécialisé dans "l'écotourisme":
"cabañas" sans clim bâties sur le modèle traditionnel maya , eau plus
ou moins saumâtre dans la douche, électricité solaire ou éolienne de 7h du mat
à 23h ou minuit etc. Le concept nous plaisait assez
sur le papier et la réalité ne nous a pas déçue. Du camping amélioré en quelque
sorte. Avec lézard dans la case! La clientèle est plutôt
du style bo-bo (Dock préfère dire new-babs...), genre très fiers de découvrir
le "vrai Mexique" (quelle bonne blague!).
Mais "éco" ou pas ça reste très touristique. Et qui dit touristes dit
pognon...Dollars plutôt. On en oublierait presque que la monnaie nationale est le Peso (MXN): pratiquement tout les prix sont affichés en
dollars et si vous payez en pesos on vous applique un taux de change bien sûr
désavantageux. Et tout est cher. Alors que l'IVA (TVA locale) n'est que
de 10% (5% de moins que dans le reste du pays...) tout y est plus cher
qu'ailleurs, même dans les rares supermarchés. En plus je déteste, quand je paye
en pesos, qu’on me rende la monnaie en dollars.
Le comble du comble a été, à notre avis, atteint chez le "Pipazo", la
seule "tiendita" du coin où nous étions.
Comme beaucoup de personnes n'ont pas de
voitures (nous non plus, les premiers jours...) et que le supermarché le plus
près est environ à 5km, le propriétaire dispose d'une clientèle captive. Il en
profite pour pratiquer des prix exorbitants: 18 pesos le litre et demi d'eau
par exemple (8,40 pesos au super, environ 7 à Aguas...). Mais comme les bo-bos
de toutes nationalités sont près à payer ce prix, il aurait tort de se gêner,
hein!
Ce qui nous a fait rire c'est qu'un matin, en allant chercher la voiture sur le
parking, nous avons vu ce graffiti sur l'arrière de la boutique...
Sûrement un des "Gringos" qui en avait marre de se faire
arnaquer...Pas mal trouvé, surtout quand on sait que le "pipazo",
c'est la grosse pipe...Moi j'aurais plutôt tagguer "pipazo pendejo"
mais bon, il faut croire que l'espagnol du taggueur était non-existant.
Remarquez, il n'est pas le seul à exagérer dans ce coin. Je vise en
particulier la Canadienne qui tient un resto "new-bab" juste à
côté. La nourriture est bonne, l'ambiance sympa comme la patronne, mais les
prix sont exagérés. Le pire c'est qu'elle a eu le culot de nous dire qu'elle
n'avait pas apprécié avoir vu sur un site internet que ses prix étaient trop
élevés...Je suis désolée Amanda, mais c'est tout à fait vrai, d'au moins 20%.
Je vous avais prévenu: c'était mon 1/4h de râlage. Je n'aime pas être prise pour une vache à fric.
Maintenant passons au positif: de belles plages de sable blanc et fin, avec pratiquement personne (pour ceux que ça intéresserait il y a même par là une des rares plages pour nudistes du Mexique). Une impression de tranquilité inégalée et plein de sites archéologiques à visiter (j'en reparlerai, ça me donnera une autre occasion de râloter...). Nous nous sommes régalés de poissons, fruits de mer et ceviches (arrosés de nombreuses piña-coladas...) et Dock et C. ont fait leur baptême de plongée dans un cenote. Nous avons même joué aux super-touristes en allant passer une journée à Xel-Ha.
Des vacances réussies pour toute la famille, dans tous les styles, pour tous les goûts...Finalement c'est vrai que certaines choses n'ont pas de prix ;-)
- éclusé l'Himalaya de linge sale, - rangé le contenu des valises qui est éparpillé dans toute la maison, - terminé de superviser la quantité astronomique de devoirs en retard que mes Schtroumpfs ne vont pas manquer de rapporter (et oui, on ne manque pas l'école pendant une semaine sans qu'il y ait des conséquences quelque peu désagréables!), - pris un peu connaissance de ce qui s'est passé dans le monde ces 8 derniers jours, - fait le tour des blogs que j'aime...
Je suis assez
furieuse, mais je ne sais pas contre qui je le suis le plus: le fabricant,
l'installateur ou moi-même.
Je m'explique: depuis que nous sommes ici, je trouve que mon lave-linge lave
mal. Particulièrement les torchons et serviettes qui en ressortent presqu'aussi
sales qu'ils y sont entrés. Mais jusqu'à très récemment je n'avais pas
approfondi la question, mettant ce problème sur le compte du système de
lave-linge que je possède. C'est le système nord-américain avec cuve
(énorme) verticale et agitateur au milieu. Un système que je trouve
particulièrement inefficace.
Et pas de résistance électrique pour chauffer l'eau qui est directement prise
sur le circuit d'eau chaude de la maison. Vous voyez bien sûr où je veux en
venir...Mon lave-linge avait été mal connecté. Comme je fais principalement
des lessives en eau tiède je ne m'en étais jamais aperçue. Les possesseurs de
lave-linges perfectionnés avec 25 températures sélectionnables au degré près
sont priés de ne pas rire, moi je n'ai le choix qu'entre "eau chaude, eau
froide, eau mitigée" comme chantait Bobby Lapointe...
La semaine dernière, ayant récupéré une serviette malencontreusement égarée,
j'ai décidé de la mettre à laver alors que la cuve était déjà en train de se
remplir. Et j'ai eu l'idée étrange de mettre la main sous le filet d'eau pour
voir exactement à quel point l'eau chaude était chaude... Elle était glacée.
Comme je suis très intelligente (si, si...) j'ai aussitôt tourné le
"thermostat" sur "froid": pas de surprise, c'était bien de
l'eau chaude qui remplissait la cuve. N'écoutant que mon courage et mon
indignation, j'ai donc tiré le monstre et examiné un peu ses arrières. Deux tuyaux,
l'un peint en bleu, l'autre en rouge. Le tuyau rouge était relié au
robinet de gauche (celui de l'eau chaude en règle générale). Je l'ai tout de
même dévissé, histoire d'être certaine que le problème ne venait pas des
robinets (je vous assure qu'au Mexique ça n'aurait été que très moyennement
étonnant). Non, après avoir créé une flaque de taille raisonnable, j'ai pu constater
que mes robinets étaient bien posés conformément aux règles en
vigueur dans le reste de la maison! J'ai donc poussé mes investigations et
j'ai vu que ce tuyau rouge était relié à l'entrée appelée "C" de la
machine. Logique me direz-vous pour une machine mexicaine, entièrement libellée
en espagnol: "C" pour "caliente"...Sauf que sur l'autre
arrivée d'eau il y avait un gros "H". Et froid en espagnol, c'est
"frio"...Ce "H" correspondait donc évidemment à
"hot" et par conséquent le "C" à "cold"...
J'ai donc tout dévissé, tout remonté comme il faut et vérifié: ça fonctionnait
à la perfection!
Mais on ne m'ôtera
pas la conviction que je suis une andouille de n'avoir pas testé plus tôt, que
l'installateur est un crétin qui non seulement ne connait pas un seul mot
d'anglais mais en plus ne fait pas correctement son boulot (il aurait du vérifier) et
que le fabricant se fout vraiment de la gueule du monde en vendant une machine
visiblement faite pour l'Amérique Latine (toutes les instructions et les
libellés des boutons sont en espagnol) mais avec un panneau arrière américain
et non traduit. J'aimerais bien savoir combien de machines du même type sont
mal installées au Mexique!
J'ai donc, à l'insu de mon plein gré, lavé pendant 6 mois mes torchons et mes
serviettes à l'eau froide et mon linge délicat à l'eau chaude... Et encore
heureux que je n'aie pas eu, durant ce laps de temps, l'excellente idée de laver
des pulls en laine ou en cachemire....
Je n'ai pas eu la fève mais c'est quand même bien moi la Reine de Nulles....
Déjà j'ai raté l'événement majeur de l'année qui fait qu'on a même parlé d'Aguascalientes dans les media européens!!!! En des termes peu flatteurs certes (villageois, petite ville- 800 000 habitants quand même) mais il faut bien reconnaitre que ça aurait eu de la gueule un billet sur la plus grande "rosca de reyes" du monde.... A ma décharge, ils ont fait ça jeudi dernier. Quelle idée étrange. Le jour des rois c'est le 6 janvier, pas le 4. Et comme je n'achète pratiquement jamais de quotidien , que je ne regarde pas les infos à la télévision et que j'écoute peu la radio et bien je suis passée totalement à coté. Je consulte bien de temps en temps les actualités locales sur internet, mais la dernière fois c'était vendredi matin! Et c'est grâce à Béo que j'ai su que cette galette géante avait été mentionnée en Suisse. Bon c'est raté, c'est raté. On y reviendra l'année prochaine si l'opération est renouvellée et que je n'oublie pas!
Ensuite, pour me consoler j'ai décidé hier de faire une "vraie" galette des rois. "Vraie" pour nous ça signifie frangipane. Ca doit bien faire 10 ans que chaque année je prépare une galette. Elles ont toujours été réussies.... Cette année, voilà le résultat:
Si j'avais été seule à la maison le jour du crime, elle serait passée directement à la poubelle, ni vue ni connue! Mais les enfants et Dock ont insisté pour la goûter...En fait bien leur en a pris, elle était moins mauvaise que son apparence le laissait à penser!
Comme je n'aime pas rester sur un échec, aujourd'hui je recommence. Et cette fois-ci, faut que ça colle!
Je n'aurais jamais cru que je pourrais, un jour, écrire un billet avec un
tel titre...
Mais là, les vacances des Schtroumpfs, je commence à en avoir un peu marre. Juste
un petit peu, hein! Et eux aussi, visiblement, vu qu'ils n'arrêtent pas de
tourner en rond sur l'air de "j'sais pas quoi faire, qu'est-ce que j'peux
faire, j'sais pas quoi faire, qu'est-ce que j'peux faire". Et pour faire
passer le temps, ils inventent conneries sur conneries et se disputent sans
cesse! Bien sûr, toutes les activités passionnantes que je leur propose ne leur
conviennent pas! Et les activités moins passionnantes mais nettement plus
utiles (comme de ranger leurs chambres...) ne déclenchent qu'une nouvelle rafale
de râleries diverses et variées, suivie, pour faire bonne mesure, d'une de mes
gueulantes qui doit laisser mes si tranquilles voisins japonais perplexes quant
à ma santé mentale!
Bon, aujourd'hui j'ai pris le pingouin par les pieds et invité deux de leurs
amis (qui ont l'air de vivre la même situation...) à déjeuner et ensuite
direction le ciné...J'espère sincèrement qu'à la sortie d'"Happy feet" nous serons de nouveau une
"happy family"!